IDC publie les résultats d’une étude réalisée pour le «Tremplin

Par 29 janvier 2001
Mots-clés : Smart city, Europe

e-business». IBM et huit entreprises partenaires (Ariba, cadreemploi.fr, Cegetel, Cisco, Freelance.com, Nokia, Ogilvy et Ship Vision) ont organisé du 22 au 24 janvier 2001 le «Tremplin e-business»...

e-business».
IBM et huit entreprises partenaires (Ariba, cadreemploi.fr, Cegetel,
Cisco, Freelance.com, Nokia, Ogilvy et Ship Vision) ont organisé du 22 au
24 janvier 2001 le «Tremplin e-business» au Palais des Congrès à Paris.
A cette occasion, IDC a présenté les résultats d’une étude réalisée
spécialement pour cette manifestation. Selon IDC, Internet se diffuse
aujourd’hui dans l’ensemble des fonctions de l’entreprise. La révolution
Internet pénètre aussi dans le système d’information de l’entreprise,
quelle que soit sa taille. Les entreprises grands comptes représentaient
74 % des PC connectés à Internet dans les entreprises françaises en 1995.
Elles ne représentent aujourd’hui que 50 % de ce parc (28 % de l’ensemble
des PC connectés). Selon IDC, le parc de terminaux connectés à Internet
dans les PME-TPE devrait progresser annuellement en moyenne de 60 % entre
2000 et 2004, soit un taux nettement supérieur à l’ensemble du marché
professionnel (47 %).
De plus, à l’horizon 2004, les nouvelles plates-formes mobiles
représenteront plus de la moitié des terminaux d’accès à Internet.
Selon IDC, les impacts de l’e-business seront beaucoup plus larges dans
les prochaines années.
Fin 2000, on comptait plus de 12 millions d’internautes en France. Selon
les prévisions, il devrait y avoir d’ici 2005, un milliard d’utilisateurs
en ligne au niveau mondial.
Les entreprises vont devoir intégrer dans l’ensemble de leur stratégie
e-business le changement d’échelle et l’augmentation considérable de la
zone de chalandise permise par Internet.
D’ici 2004, le nombre d’entreprise équipées d’un intranet devrait doubler.
Dès leur création, les entreprises doivent prendre en compte la dimension
mobile de l’intranet et de l’extranet, que ceux-ci concernent les clients,
les employés ou les fournisseurs.
En 1999, les échanges inter-entreprises (BtoB) sur Internet ont généré sur
le marché français un chiffre d’affaires de 11,4 milliards de F, sur un
total de 13,5 milliards de F, soit 84,4 % de l’ensemble du commerce
électronique. Les échanges commerciaux par Internet avec les partenaires
au sens large seront beaucoup plus importants que les ventes au client
final. Cette évolution implique une intégration des fonctions Internet
jusque et y compris dans l’organisation logistique.
Actuellement, on peut distinguer trois types de sites de eCommerce BtoB:
les sites de distribution gérés par les fournisseurs (73 % du chiffre
d’affaires du eCommerce B2B en Europe en 2000, soit 40,6 milliards de F),
les sites d’achats ou d’approvisionnement dirigés par les acheteurs et les
sites de type «place de marché», représentant acheteurs et fournisseurs.
Cette dernière catégorie devrait atteindre 47 % du total en 2003 où les
flux inter-entreprises sur les places de marché en ligne atteindront près
de 210 milliards de F en Europe.
Le marché des services Internet est en plein essor. La croissance des
revenus des ISP est estimée à 67 % en 2000. D’ici 2004, les revenus des
ISP devraient s’élever à 26,6 milliards de F, soit un croissance annuelle
moyenne de 48 %. Désormais, les entreprises cherchent un interlocuteur
principal capable de fédérer l’ensemble des prestations liées à
l’Internet.
Les responsables informatiques doivent prévoir leurs projets applicatifs
avec une contrainte importante en termes de ressources humaines. Ils
doivent aussi intégrer Internet comme levier stratégique leur permettant
d’attirer des ressources et d’optimiser ces ressources pour la formation.
En France, la demande d’informaticiens est d’environ 610 000 en 2001,
alors que les effectifs disponibles s’élèvent à 460 000 seulement.
Les acteurs spécialisés comme les principaux sites de e-recrutement
détiennent une part significative du marché des petites annonces classées
au détriment de la presse écrite. On estime à plus de 310 millions de F le
chiffre d’affaires des annonces en ligne sur ce marché en 2000 pour la
France. Il est d’environ 450 millions de F en Grande-Bretagne et de 810
millions de F en Allemagne, où ces services bénéficient d’un taux de
connexion plus élevé.
Dans le même temps, la formation par Internet (e-learning) est en plein
essor. D’ici 2004, les services de formation à distance dans le domaine de
l’informatique représenteront 1,6 milliards de F, dont l’essentiel
constitué de services basés sur Internet dès 2003. Selon IDC, les services
de tutorat en ligne constitueront une part déterminante du marché du
e-learning.
Par ailleurs, plus de 80 % des dotcom interrogées par IDC ont mis en œuvre
des stratégies de référencement et de partenariat, constituant le
complément direct de la publicité et de la communication au sens large.
Pour les prochaines années, la prochaine étape dans le développement de
ces entreprises sera l’utilisation des outils de CRM et d’automatisation
des forces de vente ou de business intelligence, couplées avec des outils
de communication et de marketing on line et off line.
En conclusion, cette étude démontre l’urgence pour les entreprises
d’adapter l’ensemble de leur écosystème à la transition vers la net
économie.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 29/01/2001)

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