L'image numérique n'est pas une pâle copie

Par 10 mars 2009
Mots-clés : Europe

Léonard de Vinci a inventé le principe de l'hélicoptère, du sous-marin, du micro-onde et de la râpe à fromage. C'est un génie, qui parfois a un disciple. Grâce à lui, on sait maintenant que la restauration d'un document numérisé a autant d'importance que la restauration du document lui-même.  La copie a une valeur que n'a pas l'original. Je n'aurais pas aimé avoir cela comme sujet de philo au bac, mais passons.

Un journaliste scientifique, Piero Angela, s'est rendu compte que sous un codex portant sur le vol des oiseaux apparaissait un dessin de nez. Le document numérisé a subi des traitements pixel par pixel, en premier lieu pour enlever les écrits et ne laisser que le croquis, puis ensuite pour accentuer les traits du visage qui y apparaissait.

En comparant avec des peintures du peintre-scientifique-mécanicien avec des spécialistes de la police scientifique, on a estimé qu'il s'agissait de Léonard jeune. Conclusion de M. Sparavigna, du département de physique de l'école polytechnique de Turin : "The discovery of Leonardo self-portrait can stimulate new applications for image processing or creation of new procedures, fundamental for studies of art and palaeography". Sur Gallica, le fond numérisé de la BNF, on doit attendre avec impatience des détectives d'un nouveau genre. En espérant que ce ne soit pas pour "découvrir" une Atlantide artefactienne comme avec Google Earth version Sea.

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