Imagina : les cartographies 3D gagnent en précision

Par 05 février 2010

VirtuelCity combine prises de vues aériennes, images haute définition, et modélisation en trois dimensions pour affiner le détail des cartes.

Comment améliorer la précision des cartes conçues à partir des vues aériennes ? Le tout, sans pour autant passer en mode "piétons" avec des panoramas photographiques à 360°. Pour VirtuelCity, la solution est de recréer l’agglomération en trois dimensions. Celle-ci mêle plusieurs techniques de prises de vues afin d’embellir les cartographies 3D, et de soigner les détails. "Nous utilisons des systèmes de captures aériennes, que nous complétons avec un procédé de street mapping",explique Benoit Neil, responsable Recherche et Développement de VirtuelCity, et que L’Atelier a rencontré lors du salon Imagina*. La conception s’opère en trois temps.
La cartographie 3D s’effectue en trois temps
Tout d’abord, les prises de vues aériennes, qui reconstituent automatiquement les bâtiments. Viennent ensuite les images haute définition, capturées par la SnapCar (un véhicule surmonté d’une caméra HD qui circule dans les rues de la ville que l’on veut cartographier, et qui photographie les façades des immeubles). Enfin, il est nécessaire d’effectuer un travail en aval avec un système de modélisation. Ce, afin de mêler les deux résultats pour recréer l’agglomération en trois dimensions. "Le logiciel que nous avons mis au point explore une agglomération avec précision : on peut voir les cheminées sur les toits, par exemple, ou les rebords des fenêtres, ou encore les bouches d’aération", précise Benoit Neil.
Modifier le cas échéant un détail, pour une meilleure actualisation
Une fois que la ville est modélisée, le logiciel permet de circuler virtuellement dans les rues. Et, le cas échéant, de modifier un bâtiment, en réajustant telle ou telle image. "Les conseils généraux et les communautés de communes sont nos principaux clients", précise le responsable. "Mais les urbanistes sont également friands de ces systèmes d’informations graphiques". A noter : le logiciel tolère un certain niveau d’actualisation. Même s’il ne fonctionne pas en temps réel, comme l’application Live3D, développée par des chercheurs pour Google Earth, et qui se fonde sur un vaste réseau de webcams.
*qui se déroule en ce moment à Monaco et dont L'Atelier est partenaire.
Basile Segalen, envoyé spécial de L'Atelier à Monaco

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