Immunet mise sur le communautaire pour contrer les virus

Par 08 septembre 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

Pour faire face aux logiciels malveillants, le logiciel s'installe sur l'ordinateur personnel de l'utilisateur. Puis permet à celui-ci de partager avec ses contacts les résolutions de problèmes.

Afin de mieux contrer les logiciels malveillants, les entreprises ont intérêt à mettre en commun leurs forces de défense. C'est le postulat de la société Immunet, qui développe une solution d'antivirus fondée sur le communautaire. Baptisé "Immunet Protect", le logiciel de protection s'installe sur un ordinateur personnel (PC), comme tout antivirus, et permet ensuite à son utilisateur de partager avec ses contacts personnels ou professionnels le travail du système. "Le logiciel va chercher sur le cloud les listes de signatures", explique à L'Atelier Guillaume Plouin, responsable Cloud Computing chez OCTO technology. Tous les virus ayant laissé une trace sont recensés, ce qui renforce le système de protection, et chacun des utilisateurs profite des mises à jour régulières de ce dernier.
Partager les mises à jour avec son carnet d'adresse
"Cet aspect social, communautaire, s'avère pertinent", poursuit le spécialiste. Une fois le logiciel téléchargé, l'utilisateur s'inscrit pour rejoindre la "communauté Immunet", en se créant un compte, comme il le ferait sur un réseau social. "Lorsque un professionnel s'inscrit sur LinkedIn, le système va rechercher dans son carnet d'adresse des contacts potentiels. Ici, l'objectif est encore plus clair, il s'agit de trouver des correspondants pour signaler de futurs virus", développe Guillaume Plouin. L'objectif : permettre un échange au sein de la communauté d'utilisateurs. "A chaque fois qu'un virus est bloqué par l'un des ordinateurs de la communauté, tous les autres PC bénéficient de la même protection", soulignent les responsables du système.
Une approche immunitaire qui séduit
Ces derniers annoncent que la communauté a atteint 500 000 utilisateurs - depuis le lancement du service, en juin 2010. "Bien entendu, il faut prendre ce chiffre avec précaution", nuance le spécialiste. "Mais il n'est pas étonnant de constater que cet aspect communautaire séduit, aujourd'hui, les professionnels", reconnaît-il. Pour mémoire, l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) défendait déjà cette approche "immunitaire", en appelant de ses vœux les entreprises à partager leur résolution de bugs informatiques, et à échanger les listes de signatures détectées par l'une d'entre elles.  

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