Des implants électroniques permettent aussi le suivi médical sur mobile

Par 26 mars 2013
Mobile

Un minuscule implant capable d’analyser en temps réel les substances présentes dans le corps humain a été mis au point. Il permettrait à terme d’améliorer le suivi des patients souffrant de maladies chroniques.

Les capteurs permettant le suivi des patients atteints de maladies graves semblent de plus en plus nombreux à se développer, notamment par le biais du tatouage électronique. L’équipe de Giovanni de Micheli et Sandro Carrara, de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), pour sa part, a choisi de mettre au point un implant, qui une fois placé sous la peau du patient, permet de détecter et mesurer jusqu’à cinq substances – protéines ou acides organiques - présentes dans son corps. Équipé d’un module radio, les informations sont transmises en direct au médecin via le réseau cellulaire. Élaboré à la base pour un meilleur contrôle des patients sous chimiothérapie, ce dispositif serait également d’une grande utilité pour détecter les maladies chroniques avant même l’apparition des premiers symptômes. Ainsi, cette technologie aurait un très fort potentiel pour les nombreux cas dans lesquels l’évolution de la pathologie ou la tolérance à une thérapie doivent être contrôlées.

Les résultats transmis via les réseaux de téléphonie mobile

La taille de l’implant ne se résume qu’à quelques millimètres cubes, dans lesquels les chercheurs ont réussi à intégrer cinq capteurs, un transmetteur radio et un système d’alimentation. L’implant est en fait alimenté via l’extérieur, grâce à un patch équipé de batteries placé à même l’épiderme, qui transmet l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’implant - soit un dixième de watt. Il n’est donc pas nécessaire d’opérer le patient pour changer de batterie. Pour que les informations recueillies par l’implant soient transmises à l’ordinateur du médecin, l’implant émet des ondes radio contenant les informations, qui sont récoltées par le patch. Ce dernier transmet à son tour les résultats par Bluetooth à un téléphone portable, qui les fait parvenir au médecin via les réseaux de téléphonie mobile.

L’accompagnement des patients personnalisé

Cette solution va alors permettre un suivi médical plus personnalisé que les analyses sanguines jusque là utilisées. Les patients sous chimiothérapie ou souffrant de maladies chroniques seront les premiers bénéficiaires. En effet, actuellement, pour évaluer la tolérance des patients au traitement, les oncologues doivent procéder à des analyses sanguines, qui elles sont ponctuelles. Et cela rend la définition de l’administration du meilleur dosage possible extrêmement difficile. En analysant les substances présentes dans le corps du patient en temps réel, le dispositif avance dans la voie de la médecine plus personnalisée. Car les analyses seront faites en continu, ce qui permettra un suivi basé sur la tolérance du patient au traitement, et non uniquement basé sur des analyses ponctuelles. Encore expérimental, le prototype a déjà démontré sa fiabilité pour la détection de présence de plusieurs substances couramment surveillées en médecine.

 

 

 

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