L'imprimante 3D au travail, un avantage compétitif pour l'entreprise?

Par 14 mai 2013 5 commentaires
Imprimante 3D

Désormais en vente dans les grand magasins américains, les imprimantes 3D sont à la portée de tous... Et peuvent constituer un avantage compétitif pour les entreprises qui s’en équipent.

Staples est un des plus grands magasins Américains de fournitures et d’équipement pour le bureau. On y trouve absolument tout ce qui est nécessaire à la vie de bureau: agrapheuses, poubelles individuelles, classeurs en tous genres. A partir de Juin, on y trouvera également des imprimante 3D comme Cube, compatible avec Mac et Windows, et qui coûte 1299 dollars. L’impression 3D, qui n’était jusqu’à présent accessible au grand public que par le biais de services en ligne ou mobiles, comme Sculpteo, est désormais à la portée de tous, et notamment des entreprises. Leur apparition prochaine dans les magasins Staples marque un tournant, et suscite de nombreuses questions aux Etats-Unis: quel enjeu pour l’entreprise? Un rapport de Gartner, publié fin Mars 2013, affirme que le recours à l’impression 3D pourrait être un avantage compétitif pour les entreprises.

L’utilisation en entreprise

A un niveau macro, l’impression 3D a le potentiel d’affecter la chaîne de fabrication de l’entreprise. A mesure que l’impression 3D se perfectionne, elle pourrait rapidement permettre aux marques d’imprimer elles-mêmes des composants, des modèles, ou mêmes objets commercialisables, et pourquoi pas personnalisés. Gartner considère que l’impression 3D offre aux entreprises l’opportunité de créer de nouvelles gammes de produits spécialement conçus pour ce mode de fabrication. La fabrication de composants, d’objets ou même d’outils en 3D présente un avantage concurrentiel certain: gain de temps de fabrication, suppression de plusieurs maillons de la chaîne de fabrication et commercialisation plus rapide. Par ailleurs, l’impression 3D peut stimuler l’innovation en entreprise: elle permet de créer rapidement des prototypes et des maquettes, avec une prise de risque quasi nulle. Bref, un bel encouragement à l’expérimentation.

Des barrières à l’entrée de plus en plus faibles

Certaines industries ont déjà recours à l’impression 3D: la fabrication automobile, les biens de consommation ou encore le militaire et l’industrie pharmaceutique. Néanmoins, la pratique est encore loin d’être généralisée. Les imprimantes 3D comme celles vendues par Staples ont des limites: elles n’impriment pour l’instant qu’en plastique, et la taille des objets est limitée à 15x15x15 centimères. Gartner considère néamoins que le marché de l’impression 3D devrait largement se développer d’ici 2016 - plus de logiciels, des imprimantes plus sophistiquées, plus de choix de matière, etc. L’impression 3D, en entreprise n’en est qu’à ses débuts. En attendant la prochaine génération d’imprimantes, Gartner recommande aux entreprises de s’emparer des modèles comme Cube pour devenir plus familières de ces engins, et commencer à expérimenter.

 

 

Haut de page

5 Commentaires

"plastique" et non "plastic" !
Sinon cela risque d'être explosif !
Plus globalement que l'enjeu pour les entreprises se pose l'enjeu pour les consommateurs et les salariés des entreprises
En effet, si l'on peut imprimer des tas de choses chez soi, que restera-t-il des artisans fabriquant des bibelots, des entreprises fabriquants des pièces métalliques et autres (raccords, vis, clous, boulons, etc) et des distributeurs distribuant ces mêmes pièces ?
On est bien loin des problématiques de propriété industrielle.
On est dans le concret des emplois de demain !
db

Soumis par pubdb - le 14 mai 2013 à 09h46

Nous sommes bien dans une problématique de propriété indutrielle et de fabrication d'objet à faible valeur ajoutée, parfois locale c'est vrai, mais beaucoup plus souvent offshore. En effet, les bibelots, pièces métalliques et autres raccords, vis, clous et boulons sont très souvent fabriqués dans les pays à main d'oeuvre bon marché. Ces dispositifs d'mpression 3D et donc de fabrication 3D peuvent permettre de rapatrier ces fabrications en France, ou pour le moins au plus proche des utilisateurs et consommateurs. C'est bon pour l'emploi, bon pour la balance commerciale, et excellent pour la planète !

Soumis par bbdhk (non vérifié) - le 15 mai 2013 à 09h22

Il ne faut peut être pas s'emballer trop vite. Une imprimante 3D peut effectivement transformer un fichier en objet. Mais ce n'est que la représentation en 3D du fichier, pas un produit opérationnel. Une seule couleur, une seule matière, une seule densité... Il y a bien peu de produits qui peuvent se satisfaire de ça. On peut dessiner puis "imprimer" un anneau, mais je suis sûr qu'on hésitera avant de s'y accrocher au dessus du vide. Pour faire une montre capable de donner l'heure, on attendra un peu. Il y a bien quelqu'un qui a fait le buzz avec un pistolet réalisé de cette manière, mais je doute qu'il puisse servir plus d'une fois.
Quels sont les produits réalisés avec un seul matériau, une seule couleur et une seule densité ? Une part des produits à usage unique, dont la capacité à être recyclés conditionne de plus en plus l'existence. C'est peu pour changer le monde.
On ne va donc pas encore révolutionner la chaîne de fabrication et de commercialisation, mais ça peut grandement améliorer les échanges au sein des entreprises. Un bon dessin vaut mille mots, et une bonne maquette vaut mille dessins.

Soumis par vissy (non vérifié) - le 15 mai 2013 à 12h25

L'impression 3D pâtit malheureusement de clichés...
Il semble illusoire de produire des montres ou des stylos chez soi avec un équipement de 1500 dollars, contrairement à ce que l'on a pu voir aux JT de France2, TF1 ou M6. Par ailleurs, le fameux pistolet 1 balle dont tout le monde parle marque bien mieux les esprits que les applications concrètes qu'en font nos PME/PMI.

La fabrication additive en contexte industriel permet de tester de nouveaux procédés de fabrication à moindre coût par rapport à des techniques classiques de production. Elle permet de confirmer des choix de solutions avec un important niveau de technicité sur des prototypes fonctionnels, y compris en plusieurs couleurs.

Pour ceux que cela intéresse, le 20 juin prochain à Lyon, nous ferons témoigner un podologue qui a mis en oeuvre des procédés de numérisation et de fabrication additive pour produire des orthèses.
=> www.journeeusinenumerique.fr

Soumis par AKA (non vérifié) - le 04 juin 2013 à 12h44

L'imprimante 3d il est certain va permettre de réduire les coût de production par contre je m'interroge sur l'intérêt pour un particulier de fabriquer ses objets soi même, je viens de lire un article sur son fonctionnement (http://www.priximprimante3d.com/principe/) et les matériaux utilisés pour l'impression reste encore un peu trop onéreux.

Soumis par Alex10 - le 17 août 2013 à 15h47

Vos commentaires

(If you're a human, don't change the following field)
Your first name.
(If you're a human, don't change the following field)
Your first name.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Aucune balise HTML autorisée
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas