Les incubateurs misent sur le dialogue entre professionnels

Par 04 août 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

Tech Wildcatters, composé uniquement d'entrepreneurs, propose d'encadrer et mentorer des porteurs de projets B2B. Le but est de créer un maximum de synergies, rapidement.

Pour faciliter le lancement de produits et services innovants, dans une optique exclusivement B2B (business to business), l'une des solutions consiste à encourager ces projets au sein d'un incubateur privé tenu uniquement par des professionnels. C'est la démarche de Tech Wildcatters, une structure visant à encadrer les jeunes pousses innovantes tournées vers le secteur professionnel, et à attirer des investissements. Le tout, rapidement : les incubés suivent un programme intensif de douze semaines. "Le but de Tech Wildcatters est de générer une synergie, en combinant les efforts de plusieurs catégories professionnelles, des entrepreneurs aux fournisseurs de services, en passant par les investisseurs et les mentors", explique à L'Atelier Gabriella Draney, responsable de projets dans cet incubateur.
Deux approches, pour un même objectif
Cela peut concerner des domaines aussi variés que le développement d'applications mobiles, de jeux sociaux, ou de plates-formes Internet. Avec ce même souci de favoriser les échanges entre professionnels. L'approche est quelque peu différente lorsqu'il s'agit d'incubateurs universitaires. Ceux-ci veillent sur les anciens étudiants qui ont choisi l'entrepreneuriat dans le secteur high-tech. "Les incubateurs de grandes écoles ont pour objectif particulier de développer des projets lancés par d'anciens étudiants, pour faire le lien entre l'école et le monde de l'entreprise", souligne à L'Atelier Charlotte Engrand, chargée de l'incubateur d'entreprises de l'école centrale de Paris. "D'anciens diplômés de l'école centrale profitent des facilités en terme d'hébergement et d'un accompagnement managérial", note-t-elle.
Pas de compétition pour autant
Une différence majeure : les incubateurs rattachés aux grandes écoles ou aux universités interviennent au premier stade de développement, c'est-à-dire très en amont, alors que les étudiants se lancent tout juste dans un projet innovant. Quand les autres incubateurs d'entreprises s'intéressent la plupart du temps aux sociétés qui ont déjà commencé à faire leurs preuves. "Dans les deux cas, ce qui est crucial, c'est de démontrer aux investisseurs qu'il y a une réelle attente de la part du public, que le business model est solide, et ne pas se limiter à démontrer les opportunités financières immédiates", explique la responsable. Et de conclure : "Il n'y a pas véritablement de compétition entre ces structures, qui sont en fin de compte assez complémentaires".

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas