En Inde, l'accès au mobile dépend de la région

Par 03 janvier 2012
india phone

Le nombre de cartes SIM en circulation explose. Mais cette augmentation ne signifie pas pour autant que l'ensemble de la population s'équipe : dans certaines régions, les réseaux sont toujours inexistants.

Fin 2011, l’Inde comptait pas moins de 812 millions d’abonnés mobiles. Un chiffre important, mais à relativiser quand on sait que le pays compte plus d’1,2 milliards de personnes. Reste que la proportion d’individus possédant un cellulaire devrait continuer à croître : en 2020, Analysys Mason estime que la région devrait enregistrer 1,36 milliards de souscriptions. Ce qui ferait monter le taux de pénétration à 54 %, contre 34 % actuellement. En effet, certaines zones restent difficilement accessibles, quand d’autres voient des utilisateurs posséder plusieurs combinés.

Des régions encore non couvertes

« Les opérateurs doivent saisir l’importance du phénomène de possession de plusieurs cartes SIM dans certaines régions et de l’absence totale de communications téléphoniques dans d’autres pour vraiment évaluer leurs potentiels de revenus dans ces marchés émergents », note à ce sujet Sourabh Kaushal, consultant principal pour le cabinet. Potentiel de revenus qui reste pour le moment délicat à véritablement cerner.  D’autant que, selon Analysys Mason, 30 % des cartes SIM actuellement sur le marché seraient inactives. Ce qui entraîne des pertes pour les opérateurs, pour qui l’acquisition d’un client revient assez cher. Pour y remédier, le rapport rappelle aux professionnels du secteur de se focaliser sur la rétention des consommateurs plutôt que sur leur acquisition.

Maîtriser l’ensemble de l’expérience utilisateur

Cela, en multipliant les services en plus de la voix. « Les opérateurs doivent contrôler la totalité de l’expérience utilisateur », souligne anisi Kunal Bajaj, directeur de l’institut. Ce qui passe notamment par une plus grande étude du comportement de l’individu. En ce qui concerne la nature des réseaux, 57 % des individus devraient avoir recours à la 3G, et un peu plus de 10 % à la 4G. Malgré cet engouement pour les réseaux de troisième génération, l’adoption des services qui les accompagnent devrait rester limitée au moins jusqu’à l’année prochaine. Cela en grande partie parce qu’ils restent coûteux. 

 

 

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas