Industrie pharmaceutique : investir les réseaux sociaux est indispensable

Par 06 novembre 2008
Mots-clés : Smart city

Se rendre sur des sites d'information santé ou participer à des forums dédiés devient une habitude pour les Américains. D'où l'intérêt pour les professionnels du secteur de gérer leur visibilité sur ces nouveaux supports.

Plus de soixante millions d'Américains sont ce que Manhattan Research appelle des consommateurs de la santé 2.0, c'est-à-dire des amateurs des sites sociaux pour piocher de l'information médicale. Dans l'étude Cybercitizen Health v8.0, l'institut souligne que ces nouveaux supports sont devenus primordiaux pour les patients et professionnels qui souhaitent partager résultats d'analyses et expériences. Principales raisons : ils permettent de se constituer un réseau étendu et de rester anonyme. Les internautes sont aussi nombreux à chercher des conseils et des informations sur un traitement, notamment sur des sites comme PatientsLikeMe ou WebMD. D'où la nécessité pour les producteurs de médicaments et autres professionnels de la santé de s'assurer une visibilité sur ces différents sites. 
Annoncer sur les blogs et forums
En effet, Manhattan Research rappelle que les médias sociaux impactent fortement l'industrie pharmaceutique, que les producteurs y participent ou pas. L'institut délivre plusieurs conseils pour apprendre à gérer sa présence. Ce, notamment en annonçant sur les blogs et sites les plus populaires, en surveillant les informations qui circulent sur des sites comme Wikipédia et en se créant une page sur des réseaux comme Facebook. Autre méthode, plus proactive : s'investir dans les forums, et participer aux débats qui se tiennent en ligne. Cette présence est d'autant plus importante à gérer qu'avec la généralisation du Web mobile, il devient de plus en plus facile d'accéder en tout lieu à de l'information médicale.
Investir pour le mobile
L'institut rappelle ainsi que près de dix millions d'adultes américains utilisent déjà leur assistant personnel pour accéder à des services d'information santé électroniques. Selon Manhattan Research, les annonceurs ont été jusqu'à présent plutôt prudents vis-à-vis de ce nouveau support, notamment en raison du manque de standards en vigueur. L'émergence de plates-formes santé mobile par des acteurs majeurs comme Apple et RIM (Blackberry) dessinent cependant pour les professionnels de nouveaux moyens de communiquer directement avec les patients. À noter : l'étude rappelle que les amateurs de 2.0 pour gérer leur santé ne sont pas uniquement des individus jeunes. Les personnes qui souffrent de pathologies lourdes comme le cancer ou la dépression font en effet partie des grands adeptes du Net, tous âges confondus.

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