Industries mobile et automobile : des modèles d’affaire à revoir pour une bonne collaboration

Par 25 juin 2013
Industries mobile et automobile : des modèles d’affaire à revoir pour une bonne

Le marché de la voiture connectée est sur le point de se transformer en un marché de masse. Pour continuer à développer ce nouveau marché, les industries de l’automobile et du mobile vont devoir travailler en étroite collaboration.

Les opportunités pour le marché de la voiture connectée sont importantes, tant en termes de revenus que de fidélisation des clients. En effet, d'ici 2022, il y aura 700 millions de voitures connectées et 1,1 milliard d'appareils connectés pour des services tels que la navigation, l'assurance, la récupération de véhicules volés et l'infotainment. Téléfonica a donc identifié les opportunités et les défis pour aider à stimuler la collaboration entre les industries qui vont bâtir ensemble ce nouveau marché ; ceux-ci se concentrant principalement sur une harmonisation des pratiques et business model, difficile pour deux secteurs aussi différents.

Surmonter le décalage entre les cycles de vie de l'industrie mobile et automobile

Ainsi, même si les modèles d'affaires doivent être élaborés en collaboration entre les opérateurs et les constructeurs, leurs objectifs varient. Les constructeurs automobiles, en général, exigent des solutions de connectivité locale. Mais des constructeurs automobiles tels que BMW et Nissan ont besoin de collaborer avec des opérateurs qui sont en mesure de conclure des accords appropriés pour offrir une couverture globale (ou au moins régionale). Autre difficulté : la différence de cycle de vie dans l'industrie du mobile et de l'automobile est un sérieux défi pour l'industrie de la voiture connectée. En effet, les nouvelles fonctionnalités, telles que les mises à niveau du système d'exploitation et de nouvelles applications sont fournies presque constamment pour le smartphone, alors que les constructeurs automobiles travaillent sur des cycles de cinq ans. Selon BMW, un des développements les plus positifs de la croissance de la voiture connectée est qu'elle a déplacé le débat M2M loin de l'automatisation pure pour se pencher davantage sur l'Internet des objets.

L’apparition de nouveaux modèles d’affaires

Les autres questions se place plus du côté du client. La voiture connectée est en fait en train de provoquer un bouleversement dans le modèle de la concession traditionnelle : elle offre une occasion unique pour les constructeurs de s'engager directement avec les clients. Entre App stores de marque, mises à niveau de solutions logicielles ou partage des données relatives aux véhicules, la connectivité leur permet de maintenir la notoriété de leur marque auprès des clients. Mais la question de qui doit payer pour les services de voiture connectée est loin d'être résolue. Les consommateurs sont habitués à un versement unique lors de l'achat d'une voiture, mais avec une connexion embarquée, il existe une facture supplémentaire à payer en termes de connectivité. De nouveaux modèles d'affaires doivent donc être créés. General Motors suggère par exemple que les opérateurs puissent reconnaître les véhicules comme un second dispositif du client et lui proposer un abonnement mensuel peu élevé.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas