Informatique : les clichés, coupables du manque de vocations féminines

Par 15 décembre 2009 1 commentaire

Le pourcentage des femmes dans l'informatique est bas. La raison est à imputer en partie aux stéréotypes négatifs associés au métier.

Si les femmes ne s'intéressent que peu à l'informatique, c'est en grande partie à cause des clichés qui entourent ces métiers. Telle est la conclusion des chercheurs à l'université de Washington. Ces derniers ont mené une étude auprès de deux cents cinquante étudiants, afin de définir pourquoi les femmes étaient si peu nombreuses à choisir la carrière d'informaticiennes. Selon l'étude, la principale raison du refus : l'image négative de cette profession. Celui qui l'occupe est souvent perçu comme un fou de l’informatique passant ses nuits devant un ordinateur et n'ayant aucune vie sociale. D'après les chercheurs, l'ambiance régnant dans les bureaux ou dans les laboratoires peut aussi influer sur la perception du métier.
L'image masculine
Ainsi, l'idée générale de la présence de posters de jeux vidéo sur les murs et de canettes de soda sur les bureaux donne aux femmes une impression négative. "Les femmes n'aiment pas ce stéréotype qui véhicule une image masculine dans laquelle elles ne se reconnaissent pas", explique Sapna Cheryan, responsable du projet. Pour elle, si l'on veut attirer plus de personnes du sexe féminin dans le métier, il est nécessaire de changer les clichés liés à la profession. Ce dernier étant souvent nourri par la télévision et les médias. "Dans les bureaux et les universités, il est nécessaire de changer l'environnement des salles et des laboratoires", poursuit le professeur. "Ce serait bien également si à la télévision et dans les films, les informaticiens n'étaient pas montrés comme des mordus d'informatique, mais comme des gens normaux".
La perception négative de la profession
Pour arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont proposé à une partie des participants de rentrer dans une pièce, où avaient travaillé des informaticiens. Celle-ci contenant des objets stéréotypiquement associés au métier : cartons de jeux vidéo, posters Star Trek, nourriture malsaine... D'autres participants ont vu la même pièce mais avec d'autres objets, moins associés au métier, comme les tableaux d'art, un dictionnaire ou encore une tasse à café. Les étudiants ont dû ensuite remplir un questionnaire permettant de partager leurs impressions. Résultat : les femmes ayant participé à la première expérience ont exprimé moins d'intérêt pour le métier.

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1 Commentaire

Bonjour,
je souhaiterai savoir si le téléphone mobile via satellite existe déja sur le marché ainsi que la puce ou est ce toujours en test
Comptant sur votre diligence
MME Davoust

Soumis par davoust (non vérifié) - le 16 décembre 2009 à 08h09

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