L'infrarouge permet également la capture d'une photographie 3D à distance

Par 09 avril 2013
Photographie 3D

L'université Heriot-Watt d'Edimbourg a mis au point un type d'imagerie tridimensionnelle qui scanne des objets en plein jour jusqu'à 1 kilomètre, grâce à la lumière infrarouge et à un détecteur de photons.

Pour améliorer la qualité de l'identification d'objets à distance des chercheurs écossais de l'université de Heriot-Watt d'Edimbourg ont mis au point un appareil capable de capturer des images tridimensionnelles en plein jour avec un recul allant d'un kilomètre. Leur procédé utilise une lumière infrarouge dispensée entre un émetteur et réfractée sur la surface de l’objet cible. Ce procédé, dit du "time-of-light", soit le temps de vol, calcule le temps qu’il faut à la lumière pour atteindre l’objet et être réfractée, et possède déjà de nombreuses applications. On le retrouve notamment dans les interactions homme-machine, la robotique et la télédétection atmosphérique, que L’Atelier mentionnait il y a peu dans un article sur la télédétection par laser, un procédé semblable.

La lumière infrarouge au cœur de l’étude

L’outil mis au point par les chercheurs utilise une longueur d’onde de 1560 nanomètres, soit une lumière infrarouge encore non dangereuse pour l’œil humain et qui offre plusieurs avantages pour l’imagerie tridimensionnelle. En effet, cette région du spectre lumineux offre moins de perturbations atmosphériques, atténuent moins les signaux envoyés, et les probabilités de détecter des ondes émises par des systèmes de contremesure de sécurité sont moindres. Les différents tests effectués capturent les photons renvoyés par l’objet et permettent, par exemple, de capturer une image de 4500 pixels de profondeur d’un objet à 325 mètres en deux minutes. D’autres tests concluants ont permis de représenter numériquement des objets jusqu’à 910 mètres.

Quelques limites dépassables

Le dispositif a été bâti de sorte à représenter des cibles importantes, de taille humaine ou plus grandes. Les chercheurs n’excluent pas d’améliorer leur appareillage afin de calculer la vitesse et la direction des objets, néanmoins, il ne permet de représenter que les visages humains sous des tâches noires. En général, la peau humaine ne renvoie pas assez de photons, capturés par le détecteur, pour effectuer une prise avec une profondeur suffisante.

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