[Innovative City] Le citoyen se veut chercheur, co-créateur et testeur de la ville intelligente

Par 19 juin 2013
Mots-clés : Smart city, Europe
[Innovative City] Le citoyen se veut chercheur, co-créateur et testeur de la vil

Au centre d’un projet européen, le citoyen, qui n’est plus seulement sollicité pour ses besoins et ses idées mais également pour la collecte de donnée, l’analyse et les experiences destinés à promouvoir la ville intelligente et durable.

Lors du 5 Plus City Forum, Carlos Moreno, conseiller scientifique du Président de Cofely Ineo soulignait l’importance de l’approche « citizen-centric » qui consiste à concevoir des services en s’adaptant aux besoins des citoyens. Mais leur donner les clés permettant de réinventer la ville de demain ne serait-il pas plus facile ? Comme en témoigne le projet ELLIOT, qui vise à mettre notamment en place des expérimentations sur le thème de l’Internet des Objets et au cœur desquelles les citoyens jouent un rôle majeur puisqu’ils collectent des données, co-conçoivent puis testent des services dans différentes situations, à domicile, au travail, etc.. pendant 30 mois. En France, c’est l'institut de recherche public Inria et La Fing qui ont rassemblé 35 personnes et des professionnels multidisciplinaires autour d’un dispositif qui vise à collecter des données liées à l’environnement et à la mobilité.

L’assimilation du concept de l’Internet des objets

Ainsi, afin de mieux comprendre l’environnement dans lequel ils vivent, les citoyens–utilisateurs sélectionnés pour l’expérience se sont vus attribuer des capteurs environnementaux et la possibilité de choisir où ils souhaitent les mettre dans leur quotidien (dans la cuisine, au bureau, à l’extérieur, etc), ainsi que le genre d’informations qu’ils souhaiteraient en obtenir (la qualité d’air, le bruit sonore, etc). D’autres participants se sont vus remettre, quant-à-eux, des montres intelligentes dôtées des mêmes capteurs permettant également de relever des comportements d’usages (dans quels contextes la montre est consultée, pour quel motifs, etc). A la fin de ce projet, une partie des participants se rendent compte que leurs comportements ont changés. Par exemple, certains vont faire du footing ailleurs qu’en haut de la colline, car la qualité d’air n’est pas meilleure contrairement à ce qu’ils avaient imaginé, d’autres vont choisir une heure précise pour aérer leurs appartements.

L’aspect social et communautaire sont primordiaux

« Si les habitants sont plus ou moins sensibilisés au sujet de l’environnement, ils se sentent souvent impuissants par rapport aux mesures qu’ils vont prendre. » remarque Brigitte Trousse, responsable de l’équipe de recherche AxIS d’Inria. « Il s’agit donc avant tout d’une campagne de sensibilisation à l’Internet des objets connectés, car les données collectées n’ont aucun sens si les citoyens ne prennent pas conscience de ce qu’ils peuvent en faire avec » continue-t-elle. Autre fait intéressant : ceux-ci ont pu échangés sur un forum les scénarios d’usages qu’ils ont imaginés à partir des fonctionnalités découvertes lors de leurs expériences. Cela a permis aux chercheurs de constater l’intérêt des participants pour les informations concernant leurs propres environnements mais également par des données fournis par leurs pairs. « L’aspect communautaire et social est un point très important positif dans le développement des projets où sont impliqués des citoyens » conclut-elle.

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