Pour innover, les outils les plus simples sont souvent les plus utiles

Par 02 mars 2009
Mots-clés : Smart city

Faire collaborer ses experts à travers le monde est un moyen d'innover. Problème : les outils les plus performants ne sont pas toujours interopérables. L'une des solutions est d'utiliser des outils basiques comme l'Intranet.

La technologie n'est pas toujours source d'accélération de l'innovation. Au contraire, elle peut, dans certains cas, la freiner. Une étude menée sur le sujet par l'Economist Intelligence Unit (*) montre que les systèmes informatiques de nombreuses entreprises internationales ne sont pas homogénéisés. Ce qui les rend non compatibles entre elles. Cette barrière empêche une bonne circulation des informations et l'agrégation des expertises éparpillées. La mise en place d'une stratégie globale et forte d'innovation semble donc difficile. Un paradoxe : pour faire collaborer leurs équipes et innover, de nombreuses sociétés considèrent les outils basiques qui ont fait leurs preuves comme les plus utiles : systèmes d'aide à la décision, bases de données... ou Intranet. Ce dernier est considéré pour près de la moitié des individus interrogés comme le meilleur outil pour aider les entreprises dans leur effort d'innovation.
Le recours aux outils traditionnels
Ce paradoxe s'explique par le fait que ces entreprises ont comme point commun d'utiliser les mêmes outils les plus basiques. Quelle que soit leur localisation, les groupes de travail pourront s'en servir et échanger des documents compatibles. L'une des stratégies pour innover est donc de développer des outils communs simples et compatibles. Ce, tout en mettant au point des systèmes plus pointus, adaptés aux besoins locaux. Un point de vue que partage Thierry Jagle, dirigeant de la société de consulting en développement international et intelligence économique Sethys Consulting. Il explique à L'Atelier : "Qu'il s'agisse de l'exportation d'un produit technologique à l'étranger ou de l'implantation d'équipes à l'international, il est important de tenir compte de deux paramètres. Des conditions du pays et de l'interculturalité."
Adapter produits et organisation
L'utilisation optimale des outils informatiques dépend en grande partie des conditions d'accès à l'électricité et à Internet. Et les collaborateurs doivent, quelle que soit leur culture, pouvoir utiliser facilement les outils. "L'entreprise qui souhaite s'exporter doit oublier ses référentiels et prendre le temps d'appréhender le contexte local", ajoute le consultant. "Il faut projeter le système et qu'il soit adapté au fonctionnement local. Même dans les autres pays occidentaux, on ne peut s'affranchir de l'interculturel". Cette barrière concerne également les entreprises puissantes : l'étude montre que seules 17 % des sociétés interrogées dont les revenus annuels sont supérieurs à huit milliards d'euros possèdent une architecture de systèmes informatiques homogène.
(*) Financée par Oracle

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