Les institutions britanniques de plus en plus séduites par le logiciel libre

Par 10 mai 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

Outre-Manche, il est des éditeurs superpuissants qui ont du souci à se faire. Comme Microsoft, par exemple, de plus en plus confronté à la montée du logiciel libre... Au Royaume-Uni, le...

Outre-Manche, il est des éditeurs superpuissants qui ont du souci à se faire. Comme Microsoft, par exemple, de plus en plus confronté à la montée du logiciel libre... Au Royaume-Uni, le gouvernement de Tony Blair, nouvellement élu la semaine dernière, prépare actuellement des annonces concernant un gigantesque plan d'encouragement à l'adoption du logiciel libre dans les administrations.

Et pourtant dans le secteur public anglais, la révolution est déjà en marche si l'on en croit une récente étude réalisée par le quotidien britannique Financial Times . Sur les 100 autorités locales et institutions publiques consultées par les équipes du journal, 60 disent avoir l'intention de recourir davantage aux logiciels libres gratuits ou vendus à prix bas dans les trois années à venir.

Les trois quarts des institutions qui en utilisent déjà prévoient d'augmenter le nombre d'applications libres dans un proche avenir. Premier intérêt des administrations : les coûts. L'an passé, le gouvernement a dépensé quelque 18,2 millions d'euros dans les technologies de l'information. Voilà qui ne devrait pas rassurer Microsoft, auquel les pays européens posent de plus en plus de problèmes...

En France, le service public s'y met également. La Gendarmerie nationale a opté pour l'open source : en janvier, la maréchaussée a migré ses 70 000 postes de travail de Microsoft Office à Open Office, pour une économie prévue de 2 millions d'euros par an. Au ministère de l'Equipement, la migration des 55 000 postes a commencé et devrait durer jusqu'en 2006.

Même chose au ministère de l'Intérieur (50 000 postes) ou encore au Minefi. A la mairie de Paris, contactée par nos soins, les choses semblent bien moins claires : pas de chiffre pour l'instant. Priorité devrait être donnée aux postes de travail dans les écoles. Mais dans ce cas précis, pas question d'un basculement vers le tout libre. Le service de presse précise que l'idée est simplement de choisir quelques applications libres.

(Atelier groupe BNP Paribas - 10/05/2005)

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