Intel veut doubler ses activités de R&D en Russie

Par 25 mai 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Intel a annoncé lundi un contrat d’un genre un peu particulier avec des sociétés russes de recherche et développement. Celui-ci prévoit « l’agrégation » par Intel de 600 ingénieurs qui...

Intel a annoncé lundi un contrat d’un genre un peu particulier avec des sociétés russes de recherche et développement. Celui-ci prévoit « l’agrégation » par Intel de 600 ingénieurs qui travaillent aujourd’hui au sein de deux sociétés russes : Elbrus, qui développe E2K, considéré comme le clone du microprocesseur Itanium ; et UniPro, une société de services spécialiste de l’outsourcing.

Ces 600 ingénieurs rejoindront les centres de recherche Intel sis à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et viendront gonfler les effectifs de ces deux entités, qui comptent aujourd’hui 400 salariés. Les termes financiers du contrat n’ont pas été révélés, mais l’on sait déjà qu’Intel profitera des capitaux technologiques et des droits de propriété intellectuelle des deux sociétés russes.

Elbrus devrait permettre à Intel d’acquérir une expérience considérable dans le développement de microprocesseurs haut de gamme et de puces. La société a mené le développement de la fabrication superscalaire des années avant que des entreprises américaines ne s’y mettent. De son côté, UniPro jouit d’une solide expérience dans le développement des compilateurs.

Ce contrat signé par Intel avec Elbrus et UniPro s’inscrit dans un large mouvement du fabricant américain de microprocesseurs vers une délocalisation de ses centres de recherche et développement. Rappelons que les microprocesseurs Banias et Dothan, par exemple, sortent tout droit des laboratoires israéliens d’Intel.

(Atelier groupe BNP Paribas - 25/05/2004)

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