L’intelligence artificielle comprend le sens de ses lectures

Par 04 avril 2016
Intelligence artificielle

L’entreprise Maluuba a développé une technologie capable d’apprendre le sens d’un texte puis de répondre à des questions sur le sujet.

L’intelligence artificielle inquiète les Français, et certains spécialistes. Pourtant, elle prend de l’ampleur. La technologie AlphaGo de Google DeepMind a ainsi vaincu l’humain au jeu de Go quand d’autres s’attaquent au poker. Pour progresser encore davantage, l’intelligence artificielle doit mieux comprendre les Hommes. C’est dans cette optique que des chercheurs de l’université de Stanford avait eu l’idée de la nourrir de fiction.

Maluuba a également mis au point une intelligence artificielle capable de lire mais aussi de comprendre des pages de texte. L’entreprise canadienne a un objectif ambitieux. Elle souhaite construire le centre de recherche le plus avancé au monde en matière d’intelligence artificielle afin d’apprendre aux machines à réfléchir, raisonner et communiquer. Maluuba a fait beaucoup de progrès en la matière. Elle a d’abord entraîné son innovation à “lire” des centaines de contes pour enfant combinés avec des questions-réponses à propos de chaque texte. Grâce à cette formation accélérée, l’algorithme peut désormais répondre à des questions à choix multiples sur un passage inconnu avec plus de 70% de précision.

Fonctionnement de l'intelligence artificielle

Le fonctionnement de l'intelligence artificielle de Maluuba.

Plusieurs applications à cette technologie viennent à l’esprit. L’algorithme peut être utile pour monter des meubles, installer du matériel informatique, comprendre une histoire compliquée ou un article technique. L’équipe avait en tête de l’utiliser pour des dossiers de patient ou des documents de service-client. Il y a quelques années l’entreprise avait commencé à travailler sur la reconnaissance vocale pour faire du shopping en ligne avant de s’intéresser au machine-learning et au langage.

Ce secteur est pourtant difficile à conquérir. Les mots étant vecteurs de plusieurs sens, la technologie nécessite des quantités astronomiques de texte à apprendre pour les comprendre. Maluuba a, en tout cas, davantage de moyens pour s’y atteler depuis les neuf millions de dollars canadiens (6,05 millions d’euros) levés en janvier dernier. Elle a également ouvert son centre de recherche et de développement à Montréal pour résoudre la question.

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