Intelligence collective et communauté ou l'abolition du cerveau solitaire

Par 06 mars 2009
Mots-clés : Smart city

Le développement de nouvelles idées passe par le partage de connaissances variées et hétérogènes, qui se complètent. Et donc par la mise en relation de ces profils.

La notion d’intelligence collective est victime d’un effet "tarte à la crème" ce qui a pour conséquence de faire oublier les enjeux et d’altérer le sens. Qu’est-ce que l’intelligence collective ? C’est la capacité à produire des connaissances nouvelles à travers le partage de connaissances de natures très diverses, apportées par des personnes dont les approches sont différentes. L’impératif de la créativité et de l’innovation impose la fertilisation croisée issue de regards hétérogènes. La complexité des situations ne peut plus être maîtrisée par des cerveaux solitaires. Il faut mettre en place des "réseaux de cerveaux", des cerveaux "massivement parallèles". Et l’entreprise est un des lieux privilégiés pour mettre en place de telles dynamiques.
Maîtriser l'intelligence collective
Par conséquent, les outils, les méthodes et les pratiques allant dans le sens d’une maîtrise de l’intelligence collective sont au centre d’enjeux décisifs. Aujourd’hui, la problématique de l’intelligence collective est abordée de multiples manières qu’il s’agisse de recherches sophistiquées ou d’outils concrets. Le sujet de l’intelligence collective nous conduit naturellement à évoquer la notion de communauté en passant par la case "partage". Aujourd’hui, les comÀunautés prennent des formes diversifiées avec les réseaux sociaux, les dynamiques de blogs, les mondes virtuels, etc. A travers cette prolifération, on vot une dialectique entre usages et technologies, dialectique qui débouche sur une maîtrise grandissante des dynamiques des communautés.
Produire de la connaissance en réseau
Un des volets majeurs de cette maîtrise est justement la production collective de connaissances. Mais, au fur et à mesure du développement de nouvelles pratiques, force est de constater que la production de connaissance ne peut être dissociée ni des dynamiques de réseau, ni des processus de socialisation, ni des échanges marchands, ni des aspects subjectifs et émotionnels. Nous nous trouvons donc face à un système complexe qui peut se définir comme un système relationnel et qui produit à la fois de la connaissance, de la socialisation, de la transaction et de l’émotionnel, c'est-à-dire de l’humain.

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