L'intelligence économique, abondante mais encore réservée à un petit nombre

Par 24 septembre 2013 1 commentaire
Intelligence économique

L'utilité de l’intelligence économique est bien intégrée dans les habitudes décisionnelles, mais pour en exprimer au mieux le potentiel, une culture de partage, aussi bien interne qu'externe, doit voir le jour au sein des entreprises.

L'information, au même titre que les capitaux humains ou le capital financier, est un élément qui détient une valeur intrinsèque dans le fonctionnement des entreprises. Dans un contexte économique soumis à une forte volatilité, les décideurs, aujourd'hui sûrement nettement plus que précédemment, se doivent d'épouser et de prédire au mieux les fluctuations du marché s'ils veulent rester compétitifs. Si l'importance d'investir dans l'information, recherche, analyse et utilisation, est largement reconnue, les décideurs sont encore majoritairement réfractaires à la perspective de partager leurs données. Dans l'étude menée par Information Builders et IDG Research Services, 75% des sociétés répondent être conscientes de la nécessité de l'intelligence économique pour aligner leurs buts de long terme et opérations quotidiennes, mais seuls 58% annoncent mettre à la disposition de leurs employés l'intégralité des informations nécessaires pour optimiser leurs actions.

 

Un partage de l'information encore trop timide

 

Ce qui émerge de cette étude est le décalage entre la volonté des entreprises d'utiliser de la meilleure façon possible l'information et la réalité du partage, horizontal comme vertical qui est encore sinon trop légère, du moins incomplète. Auprès des employés interrogés, cette distanciation est ressentie à tous les échelons hiérarchiques. Ainsi pour les cadres supérieurs, s'ils clament être informés à 88%, ils ne perçoivent qu'à 72% le fait d'avoir accès à une information réellement ouverte. Le taux de perception descend même jusqu'à 50% auprès des clients. On observe de cette façon un écart flagrant entre les niveaux opérationnels et décisionnels, 30% des employés du secteur opérationnel dénonçant une absence d'information quant à leur travail. Mais si la chaîne horizontale de l'information semble s'arrêter au premier maillon des cadres supérieurs, le ressenti des partenaires horizontaux s'avère d'autant plus critique, avec moins de 35% de retours positifs de la part des partenaires extérieurs et fournisseurs.

 

Intelligence économique n'est pas secret économique

 

Malgré son appellation, l'intelligence économique, si elle peut donner des avantages circonstanciels à ceux qui la détiennent en nombre restreint, est nettement plus utile pour les entreprises si elle est partagée, voir même mise dans le domaine public. Elle permet de cette façon de créer un environnement extérieur plus compétitif et efficient, réduisant ainsi d'autant les coûts des fournisseurs par exemple, ou permettant une nette amélioration des attentes et besoins des clients. Les services dédiés à la recherche et la transmission de l'intelligence économique existent déjà au sein des entreprises, et quant à la qualité des contenus, ils sont souvent très efficaces. Cependant si l'on souhaite en maximiser les profits, il s'agira non plus de se concentrer sur la création d'outils de recherche et d’analyse généraux mais sur des solutions spécialisées, permettant de délivrer l'information pertinente à chaque niveau du processus de fonctionnement.

Haut de page

1 Commentaire

Bonjour,

Beaucoup reste, en effet, à faire pour aboutir au partage de l'information. car seul l'échange permet une vision globale d'une problématique, donc facilite la recherche de solutions.

Voilà pourquoi notre Mastère diffuse sa vision de l'Intelligence Economique au travers de son blog "Intelligence Economique : les mots pour le dire" : http://mastereasie.wordpress.com/

Soumis par Mastère Spécialisé Analyse Stratégique & IE (non vérifié) - le 08 novembre 2013 à 13h45

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas