Les interactions tactiles passent par l'acoustique

Par 24 octobre 2011 1 commentaire
tapsense

TapSense comprend les fréquences produites par le contact entre une partie du doigt et un écran pour améliorer l'expérience tactile sur les terminaux mobiles.

Alors que le nombre d'activités réalisables sur un terminal tactile ne cesse d'augmenter, il est nécessaire d'augmenter les interactions réalisables entre les doigts et l'écran des smartphones ou des tablettes, juge une équipe de l'université de Carnegie Mellon. Celle-ci a du coup développé TapSense, qui se base sur l'acoustique. Partant du principe que les terminaux actuels ne prennent en compte que les mouvements sur les axes de coordonnées X / Y, les scientifiques ont décidé de tirer parti de toutes les capacités motrices du doigt. TapSense pourra ainsi reconnaître si l'utilisateur a appuyé sur l'écran avec son ongle, l'articulation entre deux phalanges, le bout du doigt ou encore la pulpe afin d'attribuer à chaque partie une fonction précise sur des écrans généralement de petites tailles et manquant d'options directement accessibles.

Une analyse des vibrations

TapSense rajoute à la détection tactile classique une étude acoustique grâce au microphone intégré dans les smartphones par exemple, ou accéléromètres. Lorsqu'un élément touche l'écran, un ensemble de vibrations uniques se propage sur la surface en question. La fréquence acoustique en hertz d'un impact entre l'écran et un ongle ou le bout d'un doigt est différente. TapSense peut ainsi déterminer quelle partie a effectivement touché l'écran. En théorie, les microphones des portables ou des tablettes sont déjà suffisamment sophistiqués pour permettre au programme de fonctionner sans ajout matériel supplémentaire.

A chaque partie du doigt sa fonction

Les scientifiques proposent plusieurs exemples concrets. L'ongle servirait de touche "Echap" pour revenir en arrière, l'articulation de "Clic Droit" afin de dérouler des menus contextuels, la pointe du doigt permettrait d'accéder directement aux chiffres et caractères spéciaux sur les claviers virtuels, généralement divisés en trois ou quatre parties, des smartphones. L'application pourrait aussi fonctionner dans des jeux de dessin. Si la reconnaissance effectuée par TapSense est déjà fiable à 95%, il faudrait que les constructeurs de terminaux mobiles installent des options permettant de retirer les filtres antibruit des microphones qui faussent parfois l'analyse acoustique du programme.

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1 Commentaire

Si je suis sensible à l'association d'une vibration ou d'un son à une action tactile, je reste totalement perplexe sur l'utilisation de différentes parties des doigts pour matérialiser une action... En effet, quid des personnes qui n'ont pas d'ongles suffisamment longs pour faire "Echap" ? Ceux qui ont les doigts un peu trop courts et des articulations pas suffisamment flexibles pour activer les fonctions "clic droit" ? Cela demanderait une étude anatomique des différents types de mains / doigts et du coup pourrait entraîner une "discrimination".
Un autre aspect est à prendre en compte : l'apprentissage de l'utilisation de ces différentes parties des doigts par rapport au contexte d'utilisation : il n'est pas certain que lorsque l'on se trouve en situation d'urgence, on puisse maîtriser la position des doigts sans faire d'erreur...

Soumis par riquier (non vérifié) - le 10 mai 2012 à 09h50

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