Les internautes favorisent les avocats connectés

Par 11 mai 2010
Mots-clés : Smart city

La moitié des clients privilégie les cabinets qui développent une plate-forme en ligne. Ces derniers gagnent en visibilité, en proposant des services d'informations, des cas d'études ou des consultations.

Pour être visibles et accroître leur clientèle, les cabinets d'avocats ont tout intérêt à développer une antenne sur Internet, indique une étude de la filiale britannique d'Epoq - un organisme américain qui propose justement de la documentation juridique en ligne. Selon l'enquête effectuée, plus d'un client sur deux considère ainsi qu'il est essentiel pour un cabinet d'offrir des services juridiques sur la Toile. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées affirme également choisir plus volontiers un institut proposant un accès en ligne à des services ou des documents juridiques, plutôt qu'un autre. Selon l'étude, l'une des principales motivations des clients pour ce type de services est d'ordre financier. Pour régler des questions juridiques mineures, mieux vaut ne pas payer des honoraires inutiles.
Régler des questions juridiques mineures
Ce avec quoi s'accorde Alain Bensoussan, dont le cabinet est spécialisé dans les affaires juridiques relatives aux nouvelles technologies : "la première consultation, chez un avocat, est payante", explique-t-il à L'Atelier. "Cela explique le succès de ces services en ligne, gratuits pour la plupart, du moins en ce qui concerne l'information, les cas d'études simples, et éventuellement quelques conseils", ajoute-t-il. Le spécialiste compare le mouvement à celui de l'automédication pour le domaine médical : "les internautes cherchent des réponses à des questions simples, sur le licenciement, sur les nuisances sonores : ils se servent du Web pour faire de l'auto-juridiction en quelque sorte", explique-t-il.
Orienter ensuite les clients vers des services spécifiques
Et de préciser que les professionnels l'ont bien compris : "beaucoup d'avocats ont en effet mis en place des prestations en ligne", confirme Alain Bensoussan. Cela leur permet d'orienter ensuite les clients vers des services spécifiques, et payants. Reste que certains écueils doivent être évités : "le tout est de s'assurer que la personne qui vous contacte est bien un client potentiel, et non votre adversaire". Pour cela, il faut vérifier, via un SMS, ou un coup de fil, ou même un système de vidéoconférence, l'identité du client. A noter : plus de deux milles personnes ont participé à l'enquête en ligne de la filiale britannique, tous âges confondus.

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