Les internautes modèrent naturellement leurs pages de profils

Par 06 juillet 2009 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Les recruteurs regardent désormais les pages des candidats sur les réseaux sociaux. Une attitude qui pousse les jeunes diplômés à gérer le contenu affiché pour qu'il leur ressemble sans les trahir.

Les jeunes diplômés savent désormais se servir à bon escient de leurs pages de profil sur les réseaux sociaux. L'université de Dayton, qui publie une étude sur le sujet, s'est ainsi rendue compte que les étudiants sont conscients du rôle que jouent les réseaux sociaux dans le processus de recrutement. Ils ne considèrent du coup plus ces plates-formes comme des pages privées où le recruteur ne peut aller. Près d'un quart des étudiants interrogés explique également utiliser les paramètres de confidentialité. Cette prise de conscience ne va pas de pair avec une moins grande liberté d'expression sur sa page : 90 % des personnes interrogées estiment que leur compte reflète leur vraie personnalité. "Ce que montre cette étude, c'est que les étudiants sont plus réalistes et plus prudents" explique Mark Sisson directeur du service des carrières à l'université de Dayton.
Une vérification mieux acceptée
Et ils font bien : selon le même rapport, les employeurs regardent de plus en plus fréquemment la page d'un candidat avant de le recevoir. Une démarche qui n'est pas considérée comme intrusive par les candidats : moins d'un cinquième d'entre eux considère que cette vérification pose des problèmes éthiques. Reste un problème : jeunes diplômés et recruteurs ne partagent pas encore la même vision sur la sincérité des pages de profils. Seul un tiers des employeurs estime que le profil consulté se rapporte réellement à la personnalité du candidat. Le rapport note également que dans la moitié des cas, si des informations négatives sont trouvées sur le site, le recrutement échoue. Des employeurs rapportent avoir décidé soit de ne pas rencontrer des candidats à cause du profil, soit de ne pas les avoir engagés.
Une utilisation des réseaux professionnels insuffisante
Soit encore d’en avoir parlé pendant l’entretien. Dernière chose : l'université recommande aux jeunes diplômés de ne pas négliger des réseaux de recrutement plus officiels comme LinkedIn. En effet, si 57 % des employés sont inscrits sur ce média, seulement 13 % des étudiants y sont. Les chercheurs encouragent donc les universitaires à rejoindre les réseaux professionnels. Cette étude a été faite sur plus de 2000 étudiants et près de 800 employés de différents réseaux de recrutement des universités. Elle fait suite à une première menée également par l'université de Dayton en 2006. A cette période, la question de la confidentialité et de la tonalité du contenu diffusé sur les réseaux ne faisait pas encore partie des préoccupations des étudiants en recherche d'un emploi.

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1 Commentaire

20 ans après, quand je regarde les parcours de mes camarades de promo en école de commerce, je m'aperçois que ce sont ceux qui déconnaient le plus qui ont le mieux réussi (je pense notamment à deux qui sont à des postes très en vue et très enviables !)

L'auto-censure est certes prudent et est même nécessaire, on ne peut qu'encourager les candidats à la pratiquer, mais il faut aussi se rappeler ce qu'on y perd...

Soumis par A (non vérifié) - le 08 juillet 2009 à 11h40

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