Quand Internet bouleverse l'école : entre Podcast éducatif et e-gruge !

Par 21 avril 2006 1 commentaire

Chassons, une fois pour toute, les idées reçues. Certes les juniors sont des bloggeurs invétérés. Ils sont devenus experts en chat et discutent sur les forums. ...Mais l'usage qu'ils font de la...

Chassons, une fois pour toute, les idées reçues. Certes les juniors sont des bloggeurs invétérés. Ils sont devenus experts en chat et discutent sur les forums. …Mais l’usage qu’ils font de la Toile ne se limite pas aux simples loisirs. Les nouvelles technologies ont fait leur entrée dans les écoles et les universités, pour des usages à double tranchant. Entre production de "devoirs à moindre efforts" et podcast universitaires, il y a du bon et du moins bon dans les usages des étudiants.
 
Podcasting éducatif
 
L'Education Nationale ne reste pas sourde et aveugle au développement des nouvelles technologies. Pour coller à l'ère du temps et aider les juniors à s'intéresser davantage aux cours qu'on leurs propose, l'e-learning se propage, lentement, mais sûrement. Et c'est parfois en s'inspirant des usages les plus liés aux loisirs des jeunes, que l'on trouve les concepts éducatifs les plus intéressants. Quelques pistes sont déjà expérimentées de l’autre coté de l’Atlantique, où le phénomène du "teaching by podcasting" est devenu réalité.
 
Là bas, les blogs audio se multiplient à vitesse grand V : aux Etats-Unis, on dénombre plus de 22 millions d’américains qui possèdent une iPod ou un lecteur MP3, et 29% d’entre eux sont abonnés à des podcasts (source: Pew Internet and American Life Project). De nombreux enseignants et Universités utilisent déjà le podcasting pour délivrer des sources pédagogiques.
 
Notons l’exemple de l’Université de Duke, qui en 2004 confiait à tous ses nouveaux entrants, des baladeurs Ipod avec un équipement d’enregistrement audio, pour encourager l’utilisation des nouvelles technologies dans l’enseignement. Exemple qui doit faire rêver plus d’un universitaire français !
Le podcast éducatif : une invitation à sécher les cours?
Car, ces versions audio des cours présentent de nombreux avantages : Améliorer la compréhension des élèves retenant plus facilement les informations orales, mais aussi celle des élèves étrangers en transformant le podcasting en un véritable vecteur d’apprentissage des langues. Et surtout, le podcast permet aussi de rendre accessible, grâce aux flux RSS, des supports de cours supplémentaires (par exemple interview d’un professionnel en guise d’une étude de cas).
 
En France, où le marché des players audio numériques est en pleine explosion, certains ont déjà perçu les avantages de telles pratiques éducatives. Certaines universités, comme Lyon 2, proposent des podcast des cours d'amphithéâtre et conférences. Plus moyens pour les jeunes étourdis de prétexter qu'il n'ont pas bien entendu le prof !
 
 
Internet : Copier-coller, c'est tricher !
 
Enfants, nous rêvions d'avoir le livre du prof qui comportait les solutions de tous les exercices. On échafaudait toute sorte de stratégie pour essayer de s'en procurer un. De mémoire d'écolier, très peu réussirent cet exploit. Aujourd'hui, avec Internet, cet exploit n'en est plus un. Les ressources sont à portée de main et même pire, des sites Internet proposent des devoirs clefs en main.
 
Un sondage américain estime que 70 à 80% des étudiants font du copier-coller sur Internet. Il existe même quantité de sites qui incitent à la triche. On peut y acheter ou parfois obtenir gratuitement, des dissertations, des résumés ou autres travaux d'étudiants.
 

E-gruge.com annoce la couleur. Le Concept : vendre des dissertations toutes faites(cliquez pour agrandir)
Internet force les enseignants à revoir leurs méthodes d'évaluation et le genre de travaux de recherche qu'ils donnent à leurs élèves. Mais, des solutions existent. Elles sont de deux types : les solutions de détection et les solutions de prévention du plagiat.
 
En cas de doute, il leur suffit d'aller sur un moteur de recherche et d'y taper le titre, le sujet et même quelques phrases du texte qu'ils croient copié d'un site Web. Pour se protéger des tricheurs, le corps enseignant peut aussi se doter de logiciels spécialisés qui détectent le plagiat.
 
Par exemple, il est possible de s'abonner à un site tel Plagiarism.org, qui compare les travaux soumis avec une base de données mettant à contribution de nombreux moteurs de recherche pour évaluer globalement le degré d'originalité ou de plagiat d'un travail (mots ou phrases substitués, ajout de phrases...). Les textes des étudiants sont passés au crible et tous les passages pompés sur le Net apparaissent à l'écran.
 
Un outil parfois indispensable, qui s'attaque au symptôme, mais qui ne traite pas le problème à la racine. Aussi, de plus en plus d'enseignants décident aussi de passer un « contrat de non-plagiat » avec leurs étudiants au début de la session.
 
Le simple fait d'avoir signé un engagement peut décourager les étudiants de copier, et cela peut devenir l'occasion de leur expliquer l'importance de respecter leurs promesses et l'utilité des contrats écrits et dûment signés. Sans compter que l'élimination du plagiat est étroitement liée à la nécessité d'enseigner aux élèves le respect de la propriété intellectuelle et du droit d'auteur : un sujet décidément au cœur des nouvelles technologies.
 
Floriane Pouzol, pour l'Atelier
 
(Atelier groupe BNP Paribas -21/04/2006)

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1 Commentaire

très cool

Soumis par baruani (non vérifié) - le 14 janvier 2009 à 19h39

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