Internet contribue-t-il au bien-être en entreprise ?

Par 13 octobre 2008

Sites Web, programmes en ligne et dossiers médicaux électroniques figurent parmi les outils les plus souvent utilisés par les sociétés mettant en oeuvre des projets d'amélioration de la condition de leurs salariés.

Un sondage réalisé par Buck Consultants révèle une forte augmentation des "wellness programs" en entreprise. De telles initiatives sont particulièrement répandues en Amérique du Nord où plus de 80 % des employés interrogés déclarent en bénéficier. Fait intéressant : parmi les projets mis en œuvre pour améliorer le bien-être des salariés, les nouvelles technologies tiennent le haut du pavé : ce sont les sites Internet, les programmes d’entraînement et d’évaluation en ligne ainsi que les dossiers de santé électroniques (PHR pour "personnal health records") qui ont connu la plus forte croissance en la matière. Leur utilisation ne devrait cesser de s’accroître dans les années à venir, notamment en Europe où l’on est un peu en retard par rapport aux Etats-Unis.
Des objectifs variés
Les objectif visés par les managers qui mettent en place de tels programmes d’amélioration de la condition de leurs employés varient d’un pays à l’autre. Aux Etats-Unis, le premier effet escompté réside dans la réduction des dépenses de santé. Au Canada, il s’agit d’abord d’optimiser la productivité. En Europe, ces programmes de bien-être sont censés servir à améliorer le moral des employés, trop souvent guettés par le stress et la déprime. "Une telle variété d’objectifs n’est pas surprenante", commente Barry Hall, le responsable de l’étude. "Cela prouve seulement que les programmes de bien-être sont adaptables à des situations extrêmement diverses, qu’il s’agisse du genre d’entreprises, de la zone géographique etc."
Résultats mitigés
Buck Consultants a par ailleurs essayé de déterminer si ces programmes de bien-être atteignent les objectifs que ceux qui les ont mis en œuvre leur ont fixés. Les résultats sont parfois difficiles à déterminer. Côté Etats-Unis, ils semblent un peu décevants puisque seuls 15 % des sociétés américaines ont vu baisser leurs dépenses de santé. Ce, en moyenne de 3 %. Barry Hall relativiste toutefois ces chiffres : "la plupart des sociétés ne mesurent pas précisément l’impact que ces programmes peuvent avoir. On a le même problème dans d’autres pays, où les résultats semblent pourtant beaucoup plus encourageants". C’est précisément le cas dans les pays où ces programmes de bien-être servent à juguler l’absentéisme au travail ou à améliorer la productivité. Les bienfaits de ces initiatives sont alors plus perceptibles.

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