Internet haut-débit : les chiffres de l’Ortel et l’initiative de la Manche

Par 01 juillet 2003
Mots-clés : Digital Working, Europe

A la fin de l’année dernière, 74 % de la population française pouvait accéder à Internet via une connexion haut-débit (ADSL, câble, boucle locale radio, fibre optique…). Ce chiffre plutôt ...

A la fin de l’année dernière, 74 % de la population française pouvait accéder à Internet via une connexion haut-débit (ADSL, câble, boucle locale radio, fibre optique…). Ce chiffre plutôt satisfaisant est publié dans la récente étude de l’observatoire régional des télécommunications (Ortel) réalisée pour le compte de la Datar.

Toutefois, la même étude constate paradoxalement que cette population se concentre sur seulement 21 % du territoire national. D’autre part, 15 millions de personnes en France restent privés de connexions haut-débit, soit 26 % de l’ensemble de la population de l’hexagone. La loi sur l’économie numérique, ratifiée la semaine passée par le Sénat, qui donne la possibilité aux collectivités locales d’être leur propre opérateur de réseau haut débit si une « insuffisance d’initiatives privées » est constatée, pourrait contribuer à atténuer ses disparités territoriales.

Mais le budget nécessaire en matière d’infrastructure télécom nécessite parfois l’intervention de plusieurs niveaux de financement, dont par exemple le département. A ce titre, il faut souligner l’initiative intéressante du conseil général de la Manche et de la RTE. Cette dernière va mettre à disposition du territoire les fibres optiques installées sur son réseau public de transport d’électricité, entre les agglomérations de Cherbourg-Octeville et Saint-Lô.

A partir de ce puissant réseau, les opérateurs privés pourront proposer leur offre de raccordement final (ADSL, BLR, Wi-Fi…). L’initiative est donc maintenant de leur côté… ou de celui des collectivités locales si ces derniers ne souhaitent pas la saisir !

(Atelier groupe BNP Paribas – 01/07/2003)

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