Internet dynamise le capital-risque français.

Par 11 mars 1999

Fondateur du marché de gros de titres (MGT), Jean-Marc Dumesnil précise "les dossiers de haute technologie et en particulier ceux orientés Internet contribuent énormément à l'apparition d'un capit...

Fondateur du marché de gros de titres (MGT), Jean-Marc Dumesnil précise
"les dossiers de haute technologie et en particulier ceux orientés
Internet contribuent énormément à l'apparition d'un capital-risque
dynamique. Rendez-vous compte qu'il y a un ou deux ans, lever quelques
millions de francs dans le domaine du commerce électronique était à peine
envisageable. Aujourd'hui, le marché permet des levées de 20 à 30 millions
de F sur ce segment".
Une société en démarrage effectue généralement un premier appel auprès des
capital-risque après un an d'existence.
En 1998, selon les estimations de l'Association française des
investisseurs en capital (Afic), le marché français du capital-risque à
destination du financement de l'innovation aurait levé environ 4 milliards
de F (609,80 millions d'euros). Son président, Walter Butler précise
"cela représentera au minimum quatre fois les fonds levés sur ce segment
en 1997". Ce montant place la France au troisième rang mondial derrière le
Royaume-Uni et bien sûr les Etats-Unis où 5,63 milliards de F ont été
levés en 1998 dans ce secteur.
En 1998, une bonne vingtaine de structures dédiées au financement de
l'innovation ont vu le jour en France. Désormais, des places de marché
permettent des sorties rentables pour les investisseurs de départ,
auxquelles il faut ajouter des marchés privés de capitaux comme MGT et
Ipen. Par ailleurs, des associations de professionnels existent, comme
Professional Networks, créée en 1994, qui a lancé son service
business-angels.com fin 1997. Son fondateur, Jean-Christophe Chabrerie
explique "nous comptons une centaine d'adhérents et avons 60 projets
répertoriés. En sept mois effectifs d'activité, nous avons financé quatre
projets pour un ticket moyen de 1,2 million de F. Un tiers concernait les
nouvelles technologies de l'information et plus des deux tiers
s'adressaient à des sociétés en création ou à des projets de création".
Tous semble désormais en place pour que le capital-risque décolle en
France. Fondateur de capital-investissement.com, un réseau d'information
consacré au capital-risque, très orienté sur la haute technologie, Olivier
Goy prévient "nous allons certainement assister à une certaine
stabilisation dans ce secteur. Car dix-huit à vingt-quatre mois seront
nécessaires pour placer les fonds levés. Rendez-vous dans trois à cinq ans
pour mesurer la performance des mises initiées aujourd'hui".
Pour lever les capitaux dont elle avait besoin, la société éditrice de
logiciels Leonard's Logic a dû batailler ferme.
Apax Partners vient d'allouer 11 millions d'euros à la société
britannique de service de vente en ligne QXL.
AlloCiné a fait fortune sur le Web.
(Dossier de deux pages - La Tribune - 11/03/1999)

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