"Internet est impossible à réguler, sauf par les utilisateurs"

Par 27 juin 2008 2 commentaires
Mots-clés : Future of Retail

Le web 2.0 peut générer de l'or, comme du plomb, estime Dominique Piotet. Il explique à L'Atelier quelles sont les limites, pour le moment, du mouvement 2.0.

Quelles sont les limites du 2.0, que vous définissez comme n'étant pas seulement porteur du meilleur ?
C'est tout le sens du terme alchimie, sous-titre de notre ouvrage. Nous nous positionnons contre deux analyses : celles qui consacrent l'intelligence collective et la sagesse des foules. En ce qui concerne la première, il y a plein d'exemples sur le web qui montre que cela marche. Quand un nombre important de personnes se réunit, cela produit des choses intéressantes. Mais les conditions pour que cela fonctionne sont restrictives : les questions doivent être précises, le nombre d'individus important...Quant à la sagesse des foules, qui dit in fine que les foules sont sages, beaucoup d'exemples montrent que cela n'est pas vrai. Sur le Net, la foule produit, par exemple, du sexe.
Conclusion : il se passe quelque chose sur le web, des choses magnifiques, même, comme Wikipédia, mais il y a aussi des dangers. Même si je n'aime pas employer ce terme pour le 2.0. Ce qu'il faut pour ne pas succomber aux risques, c'est être critique, et donc être informé. Pour lutter, il faut être au courant.Autre chose à laquelle il faut veiller : la régulation. L'Internet est mondialisé, décentralisé, anarchique, impossible à réguler, sauf par les utilisateurs. Le danger serait donc que ces mêmes utilisateurs ne fassent pas le travail.
Comment les entreprises doivent-elles s'en emparer ?
Avant de parler du comment, il faut rappeler qu'elles doivent le faire. Si elles ne s'intéressent pas au 2.0, elles vont à leur chute. Le web 2.0, c'est une lutte entre la mécanique institutionnelle et la dynamique relationnelle. L'information n'appartient plus à celui qui l'écrit, mais à celui qui la lit. Si le premier ne s'adapte pas, c'est le second qui prendra le pouvoir. D'où la nécessité pour les entreprises de passer le pas, et d'apprendre à maîtriser les outils adéquats. Mais elles sont souvent freinées par le poids des process, de l'informatique, des hiérarchies...

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2 Commentaires

Quoique je sois globalement d'accord avec le fond de cet article et volontaire pour adopter le web2.0 au sein de mon entreprise (ne serait-ce que pour le bénéfice de désengorger les e-mails) je ne vois pas ce qu'un phrase comme "L'information n'appartient plus à celui qui l'écrit, mais à celui qui la lit. Si le premier ne s'adapte pas, c'est le second qui prendra le pouvoir." peut bien 1 - signifier et 2 - convaincre de la nécessité, pour les entreprise, d'adopter de 2.0.
Si quelqu'un pouvait expliquer...

Soumis par Pascal Rauma, Finland (non vérifié) - le 28 juin 2008 à 04h36

Les prises de position sur l'intelligence collective et la sagesse des foules ne sont pas argumentées. Dommage ! Quand on lit ça, on a envie de dire : l'intelligence collective ne fonctionne pas toujours, l'intelligence individuelle non plus ! Les foules ne sont pas toujours sages, les individus non plus ! Et là, on voit que le débat a fait un grand bond en avant ;-)

Quant à l'adoption du web 2.0 dans les entreprises, je suis d'accord avec l'analyse. On pourrait résumer ainsi : cela va prendre de très longues années...patience !

Soumis par Olivier Zara (non vérifié) - le 30 juin 2008 à 12h44

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