L’Internet des Objets en quête d’interopérabilité

Par 16 décembre 2013
Allseen alliance

Pour accélérer le déploiement d’objets connectés dans des secteurs variés, les géants technologiques forment une alliance visant à instaurer davantage de standardisation dans cette industrie naissante.

Les développeurs d’objets connectés notamment en lien avec les applications domestiques multiplient les projets simplifiant l’intégration d’autres services et produits complémentaires. Ainsi Nest Labs l’un des leaders aux Etats-Unis des thermostats intelligents et connnectés a récemment annoncé le lancement d’un programme à destination des développeurs permettant aux entreprises et aux particuliers d’intégrer de nouvelles applications et connectivité à son propre réseau, celui-ci devrait être opérationnel en 2014. La Linux Fondation souhaite accélerer cette ouverture des kits de développement, en association avec un groupe d’acteurs majeurs de l’Internet des objets elle souhaite imposer des normes communes. Une standardisation à l’échelle du secteur portée par une dynamique Open source devrait accélérer la migration de l’Internet des Objets à des secteurs plus divers. Cette dynamique pourrait également fluidifier le processus de production en adaptant constamment les équipements grâce à un serveur interne intelligent pouvant intégrer de nouveaux protocoles automatiquement.

Une Alliance inspirée d’initiatives Open Source

Des acteurs issus d’horizons variés mais touchant de manière transversale  à l’internet des objets constituent cette alliance baptisée AllSeen alliance comprend ainsi des géants de l’électronique comme LG Electronics, Panasonic Sharp, mais également des spécialistes des réseaux et serveurs comme Cisco et la Linux Foundation. Ces différents acteurs s’appuient sur une initiative originellement menée par Qualcomm, AllJoyn, visant à permettre aux objets de communiquer entre eux grâce à une connexion Wi-Fi, des réseaux électriques ou encore un accès Ethernet. Menés par Linux, ces compagnies visent à étendre la portée de l’Internet des Objets grâce à un développement en Open Source permettant plus de flexibilité et de réactivité. AllJoyn fonctionne comme une lingua franca permettant aux programmeurs d'orchestrer une coopération entre les appareils connectés. Cette première étape est décisive, comme l’explique Jim Zemlin responsable du projet: “A moins de disposer d’un code déposé et géré de manière neutre, les principaux acteurs ne souhaitent pas s’aventurer dans des investissements à grande échelle.”

Des applications pour la maison connectées

La mise en place de normes communes permettant une plus grande interopérabilité entre les produits de fabricants différents laisse envisager des usages intégrés sans frictions. Des applications immédiates sont envisagées notamment dans le domaine de la maison connectée, du divertissement et de la connectivité, selon Rob Chandhok président  de Qualcomm : « Nous voulons permettre aux utilisateurs de cumuler les avantages offerts par l’Internet des Objets aux services basés sur les cloud déjà en service. » Par exemple la fonction de géolocalisation sur un smartphone personnel pourrait communiquer avec le serveur d’une maison connectée pour activer les lumières et préparer le dévérouillage automatique des portes lors que le propriétaire se situe dans un rayon rapproché. A l’inverse, ce sytème intelligent pourrait réagir plus rapidement en cas d’intrusion suspecte, en allumant des spots de dissuasion et en transmettant immédiatement les images de vidéosurveillance. Les solutions préexistantes déjà proposées par Comcast et son offre Xfinity Home ou Alarm.com pourraient bénéficier de cette première vague de standardisation du secteur.

 

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