L’internet des objets se programme grâce à de simples requêtes sémantiques.

Par 10 septembre 2013
iot

Aujourd’hui réservée aux seuls spécialistes du domaine, la programmation de middlewares à l’origine de la création d’application pourrait bien se démocratiser.

Si plus de 1,5 milliards d’ordinateurs et environ 1 milliards de mobiles sont aujourd’hui connectés à Internet, on attend entre 50 et 100 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020. C’est ce que prédit une étude menée par des chercheurs de la Research School of Computer de l’Australian National University à Cambera. Les informations issues de ces machines seront captées et utilisées dans une optique de création d’applications par l’intermédiaire de middlewares. Ce groupe de chercheur a donc inventé un procédé pour que des middlewares puissent être programmés par des non initiés grâce à des critères sémantiques. Ceux-ci, captés par une interface graphique sophistiquée, permettent en effet de comprendre les besoins de l’utilisateur et de configurer les capteurs ainsi que les composants de traitement de données.

Une configuration efficace, accessible à tout à chacun

Un simple clic serait dorénavant nécessaire à remplacer les séquences d’activités manuelles techniques de programmation. Comme résultat final de ce procédé, des flux de données sont produits et peuvent être introduits dans des applications/services. A la différence des modèles actuellement utilisés dans lesquels l’ensemble des configurations doit être fait manuellement par des experts informatiques, ces configurations sont ici automatisées. De plus, le pilotage par des annotations sémantiques permet des requêtes concrètes de type « visualiser mes données, suivre la propagation de l’infection, y’a-t-il eu un évènement détecté ? » et autorise l’ajout de nouveaux capteurs et composants sans modification. Le système oriente également l’utilisateur grâce à la présentation d’informations de contexte. Enfin, un modèle pour aider l’utilisateur à définir ses propres priorités basé sur ses recherches récurrentes est proposé. Celui-ci est en outre capable effectuer un audit des composants déjà en place et d’émettre des conseils dans un second temps sur les  futurs déploiements de capteurs.

Un modèle de coûts et des applications futures sans intervention humaine.

Le dernier apport de l’actuelle recherche consiste a établir un modèle de coûts pour l’utilisateur comprenant le coût d’acquisition des données basé sur les capteurs et le traitement de données. Mais ce qui apparaît le plus prometteur, c’est l’intention des chercheurs d’améliorer leur travail pour configurer des capteurs de manière autonome dans des environnements hautement intelligents et dynamiques. Si la première version du projet semblait être basé sur une plus grande convivialité du fait de l’effacement des barrières techniques, la seconde version pourrait bien la réduire au néant.

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