Internet pousse à l'achat utile

Par 04 juin 2008 1 commentaire
Mots-clés : Future of Retail

Contrairement au shopping "physique", qui joue sur l'émotion, l'e-achat sur Internet permet d'avoir un rapport plus objectif aux objets. Les sites interactifs rétablissent partiellement cette expérience plus concrète.

Notre relation aux objets fait généralement appel à notre affect et à nos sens. Un rapport émotionnel qui se retrouve dans notre manière de consommer et d'effectuer des achats. C'est la conclusion d'une étude menée par l'université d'Uppsala (Suède), et qui s'est attachée à décrypter les mécanismes mis en œuvre lors de l'expérience d'achat dans des centres commerciaux et autres endroits comme les marchés aux puces. Selon les responsables de l'enquête, faire des emplettes nous permet d'interagir avec le monde : nous percevons ce qui est disponible, nous apprenons à dépasser la déception de ce que nous ne pouvons avoir mais également à rechercher ce qui nous atteindra émotionnellement, ou à résister. Qu'en est-il alors sur le Web, qui offre une expérience d'achat dématérialisée et qui véhicule l'idée, justement, d'une disponibilité totale des produits ?
Objectivité et praticité
"Le shopping sur Internet répond à trois critères : il est plus facile, plus économique et offre plus de garanties que celui effectué dans des magasins physiques", explique à ce sujet Guillaume Clavel, directeur général du site d'e-commerce Mistergooddeal.com. Autant d'arguments qui font plus appel à notre esprit pratique qu'à notre affect. L'acheteur est moins séduit par la forme de l'objet, sa couleur, ce qu'il lui rappelle, que par son prix et ses caractéristiques techniques. Et selon Guillaume Clavel, la clé est là : "avec le web, nous avons une information sur le produit qui est plus objective", explique-t-il. Et d'ajouter : "L'expérience d'achat en ligne est factuelle. Le client a une fiche technique, il peut faire appel à des sites comparateurs, être face à plusieurs produits sans être influencé par l'aspect du produit ou par un vendeur". L'expérience physique n'est cependant pas totalement mise au ban.
Vers du "e-lèche-vitrine"
Notamment parce que l'objet est de plus en plus souvent mis en scène, par des vidéos de présentation, ou des représentations en 3D, qui permettent de l'animer. "Il ne manque plus que le toucher", souligne le directeur général. Un toucher qui se ressent désormais par procuration : "avec le web 2.0, les avis de consommateurs se multiplient. Ils nous rattachent à l'usage", ajoute-t-il. Reste que le web nous encourage à acheter "utile". Il est tout à fait possible de réaliser des achats de manière impulsive, notamment via les sites de déstockage. Qu'en est-il alors du fameux lèche-vitrine ? Pour Guillaume Clavel, celui-ci n'est pas à l'ordre du jour sur le Web. "Internet, c'est le domaine de la requête. Il faut interroger pour obtenir", explique-t-il. Une opinion qui semble un peu expéditive : avec l'apparition de centres commerciaux en trois dimensions, comme TheMall.tv, il devient de nouveau possible de se balader dans les allées d'un centre, sans volonté d'acquérir un produit en particulier.

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1 Commentaire

Tout ça est bien vrai mais nous nous confrontons également à des difficultés pour le choix des produits. La texture, la coupe pour les vêtements, les tailles sont des critères de choix très importants qui sont sources de nombreuses erreurs de commande sur Internet. En effet, on ne sait jamais à l'avance si une marque taille grand ou pas, à moins d'être allé en magasin pour impoliment essayer tous les vêtements repérés sur Internet. C'est pourquoi les marques s'orientent aujourd'hui vers la vente privée, ce qui ne laisse pas le temps aux acheteurs d'aller essayer en magasin vu la forte demande.

Soumis par agence internet (non vérifié) - le 02 juillet 2009 à 18h10

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