Sur Internet, le prix de l'information sera une question de confiance

Par 02 avril 2009
Mots-clés : Smart city

Les nouveaux moyens de communication bouleversent le modèle de rentabilité traditionnel du journalisme. Selon l'université de Louvain, la valeur de l'information dépend désormais du crédit que lui porte le lecteur.

Internet déstabilise l'organisation traditionnelle de la profession de journaliste. Ce, notamment à cause d'une individualisation de la consommation médiatique et d'une apparente atténuation des frontières entre rédacteurs et internautes : ces derniers distribuent désormais eux aussi de l'information, sur des sites annexes ou directement aux rédactions. En partant de ce constat, une équipe de chercheurs de l'Université Catholique de Louvain a entrepris une étude pour comprendre comment la présence accrue du lectorat dans la production des contenus via différentes formes d’interactivité transforme le modèle économique traditionnel du journalisme.
Vers un nouveau modèle économique
"La valeur de l'information dépend désormais de la confiance que lui porte les lecteurs", explique à L'Atelier Benoît Grevisse, professeur spécialiste des pratiques journalistiques à l'Université Catholique de Louvain. Selon lui, la multiplication des moyens de diffusion n'impose pas forcément la généralisation d'une information gratuite et omniprésente sur le Net. "Les blogs, les wikis, les forums et les réseaux sociaux permettent aux personnes qui le souhaitent de participer à la diffusion et à l'analyse de l'information " précise-t-il. Une information que les internautes sont prêts à payer pour un travail en amont de journalisme de fond. Reste un problème : celui des internautes que l'on appelle les journalistes citoyens.
L'information sur Internet
Des rédacteurs réguliers qui ne travaillent pas de manière professionnelle dans la presse. Et qui offrent souvent une vraie valeur ajoutée en sus de celle des journalistes. Le chercheur explique que souvent une rémunération symbolique - comme signer son article - suffit souvent à l'acteur citoyen. Toutefois, "les problèmes actuels du journalisme sont liés en partie au maintien de la forme traditionnelle de rentabilité tout en s'adaptant à un modèle multimédia" ajoute-t-il. L'étude est prévue pour courir sur une durée de quatre ans.

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