Internet et téléphonie mobile ; le gouvernement Raffarin fait le bilan de son action

Par 29 octobre 2004
Mots-clés : Europe

A l'occasion de l'inauguration du Conseil stratégique des technologies de l'Information (CSTI), le gouvernement a établi un premier bilan de son action dans le cadre du plan...

A l'occasion de l'inauguration du Conseil stratégique des technologies de l'Information (CSTI), le gouvernement a établi un premier bilan de son action dans le cadre du plan Reso, désormais indissociable de la maxime « Internet déclaré d'utilité tout publics ». Lancé en novembre 2002, celui-ci doit courir jusqu'en 2007. A mi-chemin, son bilan est mitigé et fait état de divers points forts et faibles.

L'équipement des foyers en micro-ordinateurs devrait atteindre 44 % des foyers en 2004 , permettant ainsi à la France de rejoindre enfin la moyenne européenne. Avec une croissance de près de 11 % depuis l'année dernière, l'équipement des ménages connaît désormais une forte progression. Le souhait de pouvoir bénéficier d'un accès à Internet à haut débit serait à l'origine de cette croissance. Près de 740 000 foyers auraient ainsi décidé de s'équiper d'un ordinateur pour avoir accès au réseau mondial à grande vitesse.

En revanche, le gouvernement concède que la France est encore loin des meilleurs taux d'équipement européens . A titre d'exemple, 67 % des foyers aux Pays-Bas sont équipés d'un micro-ordinateur. D'autre part, le pays est encore témoin d'une certaine fracture numérique , particulièrement visible à travers les classes d'âge : 50 % des foyers où le chef de famille a moins de 30 ans sont équipés, contre 25 % des foyers dont le chef de famille a entre 60 et 69 ans.

Du côté de l'Internet haut débit, la France a rattrapé son retard. Désormais en 7ème place européenne devant l'Allemagne et le Royaume-Uni, la France comptera 6 millions d'abonnés haut débit à la fin de l'année contre 3,6 millions fin 2003 , et 500 000 à mi-2002. En revanche, l'Internet à domicile, qui comprend les connexions à bas et haut débit, accuse un certain retard par rapport à d'autres pays européens : son taux de pénétration n'est que de 46,7 % et reste largement en deçà de la moyenne européenne.

Du côté de la téléphonie mobile, le taux de pénétration de la téléphonie mobile constaté en France reste parmi les plus bas en Europe . Dans son bilan, le gouvernement note cependant que l'apparition récente d'opérateurs mobiles virtuels (MVNO), qui devraient toucher des populations particulières non encore connectées.

Au sein des entreprises, il est à regretter que la progression des sociétés disposant d'un site web soit si faible. Ainsi, seules 52 % d'entre elles en possèdent un, contre 77 % des entreprises allemandes.

(Atelier groupe BNP Paribas - 29/10/2004)

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