Internet est un facteur de développement à part entière

Par 21 février 2008

Un accès étendu à Internet est un facteur de développement important dans les pays émergents. Il est à la fois synonyme de services meilleur marché et de retombées économiques en matière d'emploi.

Le prochain milliard d'internautes proviendra en grande partie des pays émergents. Un état de fait qui devrait notablement modifier la carte géographique de l'Internet tel que nous la connaissons, annonce l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique). Dans une récente étude, l'institution met en avant un changement radical de modèle de développement pour l'Internet. Soit le passage d'un marché traditionnellement tiré par l'offre à un marché stimulé par la demande. Une demande caractérisée en l'occurrence par de faibles niveaux de revenus. Pour l'OCDE, la réponse à ces besoins émergents réside dans le potentiel même de développement économique et social inhérent à Internet.
Libéralisation des télécommunications
Ce qui passe nécessairement par une libéralisation du marché des télécommunications, selon le rapport Global Opportunities for Internet Access Developments. Favoriser la libre concurrence dans ce domaine est un prérequis pour améliorer l'accès à Internet. D'une part parce que cela rend ces services moins onéreux grâce au jeu de la concurrence. Et dans un second temps, parce qu'un meilleur niveau d'accès à Internet engendre des opportunités en termes d'emplois, d'initiatives entrepreneuriales et de développement social. L'exemple du Pakistan est frappant : quatre vingt mille emplois directement liés à l'économie d'Internet auraient été crées dans ce pays suite à la libéralisation du marché des télécommunications. Près de cinq cent mille postes y ont par ailleurs vu le jour de manière indirecte.
Le secteur privé, protagoniste incontournable
Ces mécanismes de développement ont aussi été observés en Afrique où une véritable économie de l'Internet a émergé dans certains pays, au Nigeria par exemple. Par ailleurs, l'investissement en infrastructure, dès lors pris en charge par le secteur privé, permet aux gouvernements locaux d'allouer de nouvelles ressources dans des domaines prioritaires tels que la santé et l'éducation. Ces nouvelles infrastructures de télécommunications peuvent à leur tour devenir le vecteur de politiques à visée sociales. L'OCDE évoque notamment la création de points d'accès Internet à tarifs préférentiels dans les zones les moins bien desservies. A noter : l'organisation internationale avance que soixante dix pays sont toujours l'objet d'un monopole en matière de télécommunications. Un véritable frein à l'adoption du Net et de ses services, par les entreprises comme les particuliers.

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