Sur internet, les usages sont liés au sexe

Par 17 octobre 2008

Hommes et femmes ne consomment pas internet de la même façon. Les hommes s'immergent plus facilement dans les communautés virtuelles et leur abandon des supports papier est plus massif.

Internet a d'abord été un média masculin, mais cette inégalité tend lentement à se résorber. Et ce moyen de communication est maintenant assez vieux pour que se détachent des usages propres aux deux sexes. D'où une étude (*) publié par le Center for the Digital Future de l'université de Californie du sud (USC), on apprend ainsi que plus d'un cinquième des hommes aux USA s'impliquent moins dans le réel, du fait de leur immersion dans le virtuel. Les femmes, elles sont tout juste 7,3% à faire ce même constat. Cette affirmation rejoint celle, plus hexagonale, que l'on peut retrouver dans le Cahier de tendances 2008-2009 du Groupe Marie Claire.
La technologie n'est plus une fin en soi
On peut y lire que pour les femmes "la technologie n’est plus une fin en soi, un instrument de conquête personnelle pour les avatars d’un monde virtuel en mouvement perpétuel, mais bel et bien un moyen de se mettre au service du réel et de l’individu". Pour revenir à l'étude de l'USC, même différence quand on demande si le sentiment d'appartenance est aussi fortement ressenti si le groupe est numérique. Dans ce cas, les mâles répondent positivement dans 60,3% des cas. Ce pourcentage tombe sous la barre des 50% (47,4%) dans les réponses de l'autre sexe. Cela ne signifie pas pour autant que les hommes délaissent les relations sociales dans le monde réel.
L'homme préfère l'écran au papier
Ils sont même plus nombreux à rencontrer des personnes avec qui ils ont communiqué... dans le virtuel. Autre différence, dans les habitudes de lecture. On parle souvent de l'inclinaison des femmes pour les romans, alors que les hommes seraient plus fan d'essais. Une autre divergence émerge sur internet. Le sexe dit faible passé deux heures par semaine à lire des livres sur support papier. Le sexe dit fort ne fait pas moins bien : le temps de lecture est même supérieur d'une heure et demi. Par contre, toutes ces lectures se font devant un écran : les livres, magazines et quotidiens se parcourent en ligne.

 
(*) Sondage annuel effectué sur 2000 foyers américains.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas