Interopérabilité : L'UFC-Que choisir mène au tribunal Apple et Sony

Par 15 février 2005
Mots-clés : Smart city, Europe

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a pris un abonnement au tribunal. En fin de semaine dernière, elle annonçait avoir assigné France Télécom en justice pour publicité mensongère...

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a pris un abonnement au tribunal. En fin de semaine dernière, elle annonçait avoir assigné France Télécom en justice pour publicité mensongère. L'association s'est fendue d'un communiqué dans lequel elle fait valoir que la baisse de 20 % annoncée par l'opérateur sur le prix des appels fixes vers mobiles ne s'applique qu'à une minorité d'1% de tous les appels émis en France.

Aujourd'hui, l'UFC-Que choisir destine son ire à deux grands de l'électronique grand public : Sony et Apple , qu'elle accuse de "vouloir segmenter le marché de la distribution musicale au préjudice des consommateurs".

En cause ? Le manque d'interopérabilité entre leur offre respective de téléchargement légal et les baladeurs numériques du marché. Pour mémoire, les utilisateurs des baladeurs de marque Apple (iPod et consorts) peuvent uniquement télécharger de la musique sur l'iTunes Music Store, le magasin de musique en ligne d'Apple. De la même manière, seuls les baladeurs de marque Sony peuvent lire les fichiers mis à disposition sur le site de téléchargement Sony Connect.

" Tromperie et vente liée ". Tel est le motif d'assignation tel qu'annoncé par l'UFC-Que choisir, qui dans un communiqué n'oublie pas de remarquer la responsabilité des pouvoirs publics et leur aveuglement face au manque d'interopérabilité : "Le ministère de la Culture, très en pointe pour soutenir les actions judiciaires contre les internautes, est mystérieusement très silencieux sur l'utilisation détournée des DRM (digital right management) au détriment du public consommateur".

(Atelier groupe BNP Paribas - 15/02/2005)

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