L'investissement dans la santé digitale s'accélère

Par 09 octobre 2012 Laisser un commentaire
HealthXL Startupbootcamp Dublin

Les fonds d'investissement - notamment d'entreprises - sont de plus en plus nombreux à lorgner du côté des initiatives mêlant santé et numérique.

L'investissement dans la santé digitale devrait doubler au cours des douze prochains mois. C'est le résultat d'une étude présentée à Londres le 4 octobre dernier à des investisseurs, des professionnels et des entreprises du secteur médical à l'occasion de l'inauguration du HealthXL, un programme d'accélérateur de start-up faisant partie du Startupbootcamp Dublin. Considérés comme un secteur d'investissement émergent, les investissements dans la santé digitale auraient dépassé ceux des outils et technologies ainsi que ceux dédiés aux diagnostics.

Un secteur d'investissement émergent

Un autre rapport de Burrill & Co évoque un bond de 194% des financements dans le secteur sur le premier semestre en 2012 comparé à la même période en 2011. Et ce seraient les fonds d'investissement de groupes qui prendraient le commandement des opérations pour investir. Parmi les plus actives, on retrouve Philips, Abbott, Boston Scientific, Johnson&Johnson et Cleveland Clinic mais on trouve d'autres groupes d'investissements de secteurs très différents comme Google, BMW ou Shell. Un tiers de tous les rachats du secteur de la santé l'année passée ont reçu des financements de la part de ces unités. Le montant du rachat de sociétés du domaine de la santé digitale serait trois fois plus important que celui des réseaux sociaux et deux fois plus élevé que celui des applications mobiles.

Le big data s'en mêle?

La technologie devrait jouer un rôle essentiel dans l'amélioration de la médecine, devenue trop complexe. Selon l'étude, les technologies utilisées par les consommateurs dépassent le système de santé. Seulement 20% des connaissances utilisées chaque jour par les praticiens sont fondées sur des preuves, selon Steven Shapiro, chef médical et scientifique de l'UPMC. Ainsi, un diagnostic sur cinq serait imprécis ou incomplet et cela entraînerait également 1,5 million d'erreurs dans les ordonnances médicales aux Etats-Unis. Cela soulève le problème de la gestion des données dont le volume devrait doubler d'ici à cinq ans et dont la plupart ne sont pas structurées.

*Vital signs : startups in Digital Health

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