Des investissements en chute dans le secteur des cleantech

Par 02 novembre 2010
Graphique statistique

Le nombre d'opérations effectuées par des sociétés américaines de capital risque a baissé au troisième trimestre 2010. Le secteur de l'efficience énergétique n'en souffre pas, au contraire.

Aux Etats-Unis, les investissements de la part des sociétés de capital risque dans les entreprises spécialisées dans les cleantech ont baissé de plus de 20 % entre le troisième trimestre 2009 et celui de cette année. Si l'on regarde au niveau du capital, cette chute atteint les 55 %, note Ernst & Young LLP dans une étude. Cela en raison du fait que les opérations sur ce secteur sont souvent des transactions de grande valeur, plutôt que de fréquentes opérations plus modestes. Ce qui peut donner des résultats mensuels parfois moins intéressants. Pour les chiffres, c'est environ 400 millions de dollars qui ont été injectés dans vingt cinq opérations dites majeures, ce qui représente 70 % du capital investi. "De plus, un certain nombre de facteurs continuent de démontrer la force du secteur des technologies propres", note Jay Spencer, directeur du pôle Cleantech. Et d'ajouter : "comme la croissance des investissements dans l'efficience énergétique et l'implication de plus en plus importante des professionnels, qu'ils soient issus du secteur de l'énergie ou du tertiaire".

Les investisseurs toujours intéressés par le segment de l'efficience

Le segment de l'efficience a en effet attiré le plus d'investissements, avec dix sept opérations réalisées et une augmentation de plus de 20 %. Le grand gagnant est Smooth Stone, un fabricant de puces à basse consommation pour les data center, et qui a rassemblé 48 millions de dollars. Le cabinet note aussi le lancement d'initiatives en ce sens par de grandes entreprises. A l'instar de General Electrics, qui entreprend un plan de plus de 400 millions de dollars sur les quatre prochaines années pour la recherche, le design et la commercialisation de réfrigérateurs moins énergivores aux Etats-Unis. Et on en vient à la deuxième tendance, soit l'implication des grands noms de l'industrie dans les cleantech : selon Ernst & Young, près d'un quart des opérations au troisième trimestre 2010 incluent la participation d'investisseurs dits corporate, comme BASF Venture Capital GmbH ou Intel Capital.

Le smart grid séduit également

Ou comme, une fois de plus, General Electrics, qui annonce le lancement d'un fond de 200 millions de dollars dédié au financement du smart grid, en partenariat avec des institutions comme Emerald Technology Ventures et Kleiner Perkins Caufield & Byers. Cette tendance affiche une hausse de 15 %. Ernst & Young note enfin que si les investissements dans le secteur de la génération d'énergie a crû de plus d'un quart, le capital investi lui est en chute de près de 40 %. Cela s'explique par le fait que les investisseurs se concentrent sur des opérations de plus petite taille, et au moment de leur lancement. Les entreprises dédiées à l'énergie solaire concentrent la majorité des injections de fonds. A noter que c'est la Californie qui enregistre la plus grande baisse, avec un nombre d'opérations en chute de plus de 40 %, suivie du Massachusetts.

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