Investissements et esprit d'initiative préservent le secteur technologique

Par 04 août 2009
Mots-clés : Smart city

Malgré la crise, le marché des TIC ne se porte pas si mal dans les pays de l'OCDE. Un dynamisme dû notamment à une capacité au changement et à l'investissement dans l'innovation.

Le secteur des TIC pourrait bien être en train de renouer avec la croissance : la plupart des pays investis dans cette industrie montrent depuis le mois de mai un regain positif de leurs productions. Voilà l'une des conclusions du rapport "The impact of the crisis on ICT and their role in the recovery", publié par l’OCDE. "Cela s'explique en partie parce que le secteur est en constante évolution et se montre combatif", explique à L'Atelier Jean François Jezequel, consultant en nouvelles technologies et co-président de Challenge2media. Une capacité au changement que la récession doit stimuler, souligne le rapport. Le but étant de faire émerger de nouveaux usages adaptés aux nécessités de réduction des coûts. "Crise oblige, de nombreux acteurs ont réalisé des restructurations ou des coupes sombres dans leurs dépenses. Y compris dans certains projets d’innovations", rappelle Jean-François Jezequel.
Quand l’innovation relance la demande
"Mais depuis mai, les entreprises recommencent à investir et à rechercher de nouveaux leviers de croissance". Ce, notamment en se focalisant sur la recherche et le développement : de tels investissements sont nécessaires à la compétitivité des entreprises, notamment dans le développement de nouvelles zones d’activité. Et par-dessus tout dans les secteurs les plus touchés, comme l’électronique ou les semi-conducteurs. "Les fabricants de semi-conducteurs investissent pour proposer des composants plus performants et consommant moins. L’impact est double : d’une part sur l’écologie, thème porteur pour le public, d’autre part sur le coût des équipements", constate Jean François Jezequel. L'intérêt se porte aussi sur le marché des applications intelligentes dans les systèmes urbains, les transports ou encore la distribution d’électricité.
Des restructurations nécessaires mais contraignantes
Mais aussi sur les technologies dites propres. Reste que la crise mondiale a quand même un impact négatif sur le marché : la réduction des coûts engendrée a poussé bon nombre d’entreprises à exporter leurs fabrications en Asie et au développement offshore. Aussi, les perspectives d’embauche dans le milieu demeurent frileuses et ont tendance à se raréfier. Jean François Jezequel confirme : "les restructurations qui ont eu lieu dans les grands groupes ne peuvent pas être bénéfiques pour l’emploi". Et de conclure : "Par contre, au fur et à mesure de la reprise, les besoins en compétences se feront sentir et les métiers du service et de l’assistance seront énormément sollicités".

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