La valeur des investissements informatiques n'est pas encore assez considérée

Par 07 août 2009
Mots-clés : Smart city

Les entreprises ne mesurent pas suffisamment l'impact de leurs achats liés aux nouvelles technologies sur leur performance financière, alors même que des mauvaises décisions mal évaluées détruisent de la valeur.

"Les investissements informatiques ont une influence directe sur la performance financière et opérationnelle de l’entreprise", explique Jean-Louis Leignet, vice président de l’AFAI, le versant français de l’ISACA*. Malheureusement, les deux tiers des entreprises ne mesurent pas réellement la valeur créée par leurs investissements informatiques, remarque l'association dans une étude menée dans neuf pays. La conséquence de cette lacune serait l'impossibilité de se démarquer durablement de la concurrence en proposant une meilleure qualité de service ou en stimulant l’innovation. Selon le rapport, on pourrait même craindre que les décisions d’investissement ne soient souvent prises que de manière purement administrative.
Des décisions d’investissement trop bureaucratiques
Et en se basant sur des perceptions plutôt que sur des données factuelles. Pour Jean-Louis Leignet, le danger est alors "le potentiel important de destruction de valeur en cas d'investissements informatiques mal évalués". La solution : rattacher l’analyse financière de ce type d’investissement à la direction générale plutôt que de le déléguer à la direction informatique. À l’heure actuelle, l’étude estime que seulement un tiers des entreprises interrogées a confié cette responsabilité à la direction générale ou financière. Pourtant, une telle démarche "pourra aider les entreprises à sélectionner les investissements les plus profitables".
La crise comme opportunité
Voilà ce que rappelle Robert Stroud, vice-président de l’ISACA. Ce qui leur permettrait de mieux s'aligner avec leurs objectifs sur le long terme. "Il est essentiel de rechercher de tels bénéfices dans une période économique troublée". Cela concerne en effet des questions importantes : "l'amélioration du service au client" (35 % des personnes interrogées) et la "réduction des coûts" (près d’un quart des entreprises) pour les plus cités.
*Information Systems Audit and Control Association

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