Les investissements IT croissent de près de 7 % dans le secteur public français

Par 11 janvier 2006
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon une étude réalisée par IDC et Oracle, le secteur public a été "un poids lourd" dans les dépenses informatiques de 2005. Les dépenses du secteur public français dans les TIC se sont...

Selon une étude réalisée par IDC et Oracle, le secteur public a été "un poids lourd" dans les dépenses informatiques de 2005. Les dépenses du secteur public français dans les TIC se sont élevées à 7,2 milliards de dollars .

Parmi les différentes entités du secteur public, on peut relever la performance de l'Administration centrale qui a augmenté de 6,7 % ses dépenses informatiques par rapport à l'année 2004. Ce taux de croissance est supérieur à ceux constatés dans les autres secteurs de l'économie française. Au total, le secteur public a vu ses dépenses informatiques augmenter de 6,9 %.

Les administrations qui tirent la croissance des dépenses informatiques sont le Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie (31 %), le Ministère de la Défense (21 %) et le Ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (12 %). A eux trois, ils comptent pour 64 % des dépenses IT du secteur public.

Les dépenses de la France sont dans la moyenne européenne. 3,3 % du PIB (Produit Intérieur Brut) sont consacrés à des dépenses informatiques. Les dépenses du secteur public représentent 6,8 % de cette somme.

A l'heure où la gendarmerie nationale adopte Firefox et Thunderbird, on pourrait penser que les logiciels libres sont les principaux bénéficiaires de cette croissance. Cependant, ils n'en profitent pas autant qu'on pourrait le penser. En effet, le passage à des logiciels libres nécessite des coûts de formation qui peuvent parfois contrebalancer l'avantage de ne pas payer de licences.

"Le coût comparé entre logiciel libre et progiciel n'est pas systématiquement différenciant face aux coûts "cachés" des logiciels libres, tandis que le recours aux solutions Open Source n'a généralement pas pour effet de fluidifier les procédures d'appels d‘offres", explique Alain Petrissans, directeur Études et Conseil Logiciels, Services et Infrastructure, chez IDC France.

(Atelier groupe BNP Paribas - 11/01/2006)

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