Des investisseurs amateurs passent leurs journées à spéculer en direct sur le Nasdaq grâce à Internet.

Par 07 juin 1999

Alors que l'investisseur américain moyen exécute une transaction par mois, une nouvelle race de boursicoteurs "les day traders" achète et vend 30, 40 voire 70 fois par jour. Souvent leurs va-et-vi...

Alors que l'investisseur américain moyen exécute une transaction par mois,
une nouvelle race de boursicoteurs "les day traders" achète et vend 30, 40
voire 70 fois par jour. Souvent leurs va-et-vient portent sur la même
valeur, de préférence un titre peu liquide, souffrant d'un grand
différentiel entre son cours à l'achat et à la vente. En exploitant les
imperfections du marché, ces "day traders" pensent pouvoir faire fortune.
Grâce à la technologie Internet et la chute des prix des commissions, des
amateurs peuvent utiliser ces techniques de spéculation pure employées par
certains professionnels de Wall Street.
Ces nouveaux spéculateurs ferment les positions ouvertes le jour même
avant que ne retentisse la cloche marquant la clôture des marchés, d'où
leur surnom de "day traders". Pour le patron de la SEC, Arthur Levitt, ce
ne sont pas des investisseurs, mais des joueurs de casino. Bien qu'ils
soient environ 100 000 dans tous les Etats-Unis, leurs transactions
frénétiques font qu'ils représentent près de 25 % des volumes échangés sur
le Nasdaq.
Ayant accès directement aux réseaux électroniques où se confrontent
l'offre et la demande des professionnels comme Instinet (Reuters), Island
ou Bloomberg's Tradebook, le "day trader" voit s'afficher sur son écran
les mêmes informations que les teneurs de marché sur les volumes, les prix
et les offres d'achat et de vente de titres en instance d'exécution.
Généralement, les "day traders" sont de jeunes cadres ayant abandonné leur
emploi pour se consacrer pleinement à la spéculation. Selon les autorités,
seuls 10 % d'entre eux parviennent à s'enrichir.
(Le Figaro Economie - 7/06/1999)

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