Les investisseurs s’intéressent aux solutions participatives

Par 25 octobre 2010
Tableau statistiques

KPCB soutient Jive Software, dans le but d'aider la plate-forme à faciliter l'adoption de modules 2.0 en entreprise. Une initiative cohérente, mais qui comporte sa part de risque.

Les outils collaboratifs professionnels - dits de "social business" - suscitent désormais l’attention des investisseurs. Kleiner Perkins Caufield & Byers (KPCB) vient ainsi de soutenir Jive Software - qui propose une plate-forme d’applications dédiées aux entreprises - parmi quatre autres sociétés, pour un montant de 250 millions de dollars au total. Sur la plate-forme, les développeurs pourront concevoir des solutions 2.0 dédiées aux professionnels. Modules qui visent ensuite à être intégrés au système d'information des entreprises. "Les outils sociaux sont en train de passer de la sphère des consommateurs à celle de l’entreprise", soutient Tony Zingale, président de Jive. Un constat approuvé par Jean-David Chamboredon, président d’ISAI, un fonds d’entrepreneurs qui accompagne les sociétés de l’Internet.

Une migration des outils grand public vers la sphère professionnelle

"Il s’agit d’un pari, fondé sur une vision cohérente", explique-t-il à L'Atelier. "Les entreprises songent de plus en plus à intégrer à leur système d’information (SI) des outils collaboratifs, au départ développés pour les plates-formes grand public", ajoute-t-il. Avant de développer : "l’idée est de répliquer dans l’entreprise dite étendue - c’est-à-dire l’entreprise et son écosystème immédiat - les modes de fonctionnement que l’on retrouve dans un LinkedIn, par exemple". L’initiative menée par Jive vise justement à accélérer l’adoption par les professionnels de solutions collaboratives, permettant notamment d’établir des ponts entre les acteurs d’un même secteur d’activité. Pour le spécialiste, il peut s’agir d’outils de communication, développés à la marge.

Un manque de visibilité

Ou au contraire de solutions que l’on intègre en profondeur, pour modifier l’organisation de la structure professionnelle.Dans le premier cas, cela peut rester superficiel, et dans le second, cela prend du temps. "Le problème, c’est qu’il est difficile d’anticiper les usages, de déterminer la façon dont l’outil va être adopté par les individus concernés", note Jean-David Chamboredon. La plupart du temps, ces solutions ont besoin d’être testées : une phase d’expérimentation est nécessaire. "Or, ce n’est pas de cette façon qu’un DRI a l’habitude de piloter ses projets. Investir dans ce type de plate-forme a donc un sens, mais la visibilité est restreinte", conclut le spécialiste.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas