IPv6 : des tests d'interopérabilité gratuits pour les entreprises

Par 07 juillet 2008
Mots-clés : Smart city

Le projet Go4IT propose des suites de tests en libre accès pour que les professionnels vérifient la compatibilité de leurs solutions de télécommunications avec le nouveau protocole.

D'ici trois ou quatre ans, le protocole utilisé pour Internet, IPv4, devrait être remplacé par la version IPv6. Cette dernière permet la création d'adresses IP de manière quasi illimitée. Pour les entreprises, cette transition impose d’apporter des modifications à leurs solutions de communication afin de les rendre interopérables avec le nouveau protocole, et en développer d’autres. Le projet européen Go4IT développe un ensemble de tests IPv6 accessibles gratuitement. But : aider les sociétés à tester la performance, la compatibilité et l’interopérabilité de leurs applications. Le fait que la plate-forme soit accessible gratuitement est loi d’être anodin. Selon les responsables du projet, les logiciels destinés à tester les protocoles complexes de télécommunications sont généralement propriétaires.
Des suites de tests logicielles gratuites
Ils coûtent donc cher. Un système de test GSM peut ainsi coûter jusqu'à deux millions d'euros. Le service devrait permettre aux petites et moyennes entreprises, mais aussi aux universités, de participer au développement du nouveau standard sans avoir à surmonter des coûts prohibitifs. La plate-forme est composée de différents services et logiciels développés par les chercheurs. Elle intègre également de nouvelles spécifications pour les serveurs DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol). Ces spécifications, connues sous le nom de TTCN-3 (Testing and Test Control Notation-3), correspondent en fait à un langage de test des logiciels de télécommunications.
Un passage obligé à l'IPv6
D'autres projets similaires existent. La plate-forme ANEMONE, financée en partie par la Commission européenne, propose aux acteurs de la R&D en mobilité d’évaluer la faisabilité de leurs projets à la veille du lancement de l’IPv6. Ce, en leur fournissant le cadre technologique nécessaire au test de leurs nouvelles technologies de réseaux. Pour rappel, le passage à l’IPv6 est aujourd’hui nécessaire. Le format actuel arrive en effet à saturation en termes de capacités de création d'adresses IP. "Bien sûr, comme l'IPv6 a été développé après l'IPv4, de nombreuses améliorations ont été apportées depuis", explique Franck Le Gall, coordinateur du projet. "Mais le besoin d'avoir plus d'espace pour obtenir un plus grand nombre d'adresses est la principale raison de cette transition". IPv6, système à 128 bit, fournit un nombre quasi illimité d'adresses virtuelles.

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