Iran : du haut débit au pays de la cyber-dissidence

Par 10 septembre 2004

En matière de répression sur Internet, la Corée du Sud et l’Iran s’entendent très bien. Pour ces deux pays, le réseau des réseaux est important et facteur de développement à condition que la...

En matière de répression sur Internet, la Corée du Sud et l’Iran s’entendent très bien. Pour ces deux pays, le réseau des réseaux est important et facteur de développement à condition que la population ne visite pas de sites pornographiques et surtout pas de site critiquant le pouvoir en place.

Jeudi, les ministres des télécommunications iranien et chinois étaient tous deux présents à la signature d’un contrat de 40 millions de dollars entre les sociétés iraniennes Asia-Tak et Arsh et la société sud-coréenne Korean Telecom. Cette dernière est chargée de la création en Iran d’un réseau de 100.000 lignes Internet à haut débit.

L’on estime aujourd’hui que le pays, sur une population de 66 millions d’habitants, compte 3 millions d’internautes. C’est peu, et en même temps suffisant pour que le gouvernement en place travaille à un projet de loi précisant les « châtiments des délits liés à Internet ».

Selon Reporters sans frontières, celui-ci prévoit des peines de un à trois ans de prison pour la diffusion "d'informations qui constituent une menace pour la sécurité intérieure ou extérieure du pays" et six mois d’emprisonnement pour la diffusion de « fausses informations » concernant le Guide suprême ou un officiel du régime.

(Atelier groupe BNP Paribas – 10/09/2004)

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