Les Italiens contestent le fonctionnement de l'Autorité des télécoms.

Par 11 janvier 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Dans certains cas, la hausse des tarifs de téléphonie mobile a atteint 153 %. Aussi devant le tollé provoqué dans la population par la dernière hausse appliquée lundi dernier sur les appels allant...

Dans certains cas, la hausse des tarifs de téléphonie mobile a atteint 153
%. Aussi devant le tollé provoqué dans la population par la dernière
hausse appliquée lundi dernier sur les appels allant des téléphones fixes
vers les portables, l'Autorité de surveillance des télécommunications va
demander formellement demain aux deux opérateurs de radiotéléphonie :
Omnitel et Telecom Italia Mobile d'annuler ce dernier relèvement de prix.
Dans un premier temps, le gouvernement italien et le président de
l'Autorité de surveillance ont invité Tim et Omnitel à revoir leur
décision. Une enquête a été ouverte par l'autorité antitrust afin de
déterminer si les deux opérateurs ne se seraient pas entendus pour relever
leurs tarifs à la faveur de leur duopole. Les critiques se sont ensuite
concentrées sur l'Autorité de surveillance elle-même accusée d'avoir trop
tardé à intervenir. Toutefois, bien que ses compétences soient vastes,
elle se limite concernant les tarifs au service universel et ne s'applique
pas à la téléphonie mobile.
Dans les prochaines semaines, les autorités vont retirer aux compagnies de
radiotéléphone le privilège de fixer les tarifs pour confier cette
responsabilité à Telecom Italia.
Alors qu'actuellement, seuls Tim et Omnitel sont opérationnels, le
titulaire de la troisième licence, Wind (contrôlé par l'Enel, France
Télécom et Deutsche Telekom) va ouvrir son service en mars. Vers le mois
de mai, les autorités ont également l'intention de désigner un quatrième
opérateur.
(La Tribune - 11/01/1999)

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