Itinéraire d’un enfant russe fondateur de Google

Par 27 avril 2004 1 commentaire

L’histoire commence en 1979. Michael Brin est économiste en URSS ; il gagne 185 roubles par mois malgré ses dix ans d’ancienneté au sein d’un institut de l’agence communiste Gosplan. Avec son...

L’histoire commence en 1979. Michael Brin est économiste en URSS ; il gagne 185 roubles par mois malgré ses dix ans d’ancienneté au sein d’un institut de l’agence communiste Gosplan. Avec son épouse mathématicienne et son fils Sergueï, il quitte en 1979 le pays qui l’a vu naître pour échapper à la discrimination dont sont alors victimes les familles juives en URSS.

Destination : les Etats-Unis, pays ennemi du bloc soviétique depuis des dizaines d’années. Le rêve américain peut alors commencer pour le rejeton de la famille, Sergueï. A l’université Stanford, Sergueï Brin fait la connaissance de Larry Page et abandonne le projet d’obtenir son doctorat pour… créer ce qui deviendra le n°1 des moteurs de recherche : Google, dont l’entrée en bourse est aujourd’hui imminente.

Trois bouts de ficelle, quelques ordinateurs, un garage, et de l’argent récolté auprès d’amis, de parents ou de professeurs qui croient au projet, au moment où tout le monde ne jure que par les portails et néglige les moteurs de recherche. Jusqu’à ce que les investisseurs flairent l’avenir potentiel du travail de Page et Brin et lâchent les dollars : 25 millions en 1999, qui vont permettre au site Google d’ouvrir en septembre de la même année. La « success story » que l’on connaît commence…

A quoi ressemble aujourd’hui la vie de Sergueï Brin, l’enfant immigré ? D’après son père, interviewé par le journal américain USA Today, elle est plutôt simple : « Il ne roule pas sur l’or (…) Il est locataire d’un appartement trois pièces et roule en Toyota Prius… ». Il n’empêche : Brin et son acolyte Page figurent depuis un bon bout de temps au classement des personnalités les plus riches au monde, établi régulièrement par le magazine Forbes. Plus encore, l’entrée en bourse de Google, jugée comme la plus importante de la décennie, devrait faire exploser leur score.

Reste à espérer que la masse d’argent récoltée par nos deux larrons leur servira à financer une prochaine idée géniale…

(Atelier groupe BNP Paribas - 27/04/2004)

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1 Commentaire

Felicitation pour lui et sa famille. les grandes personnes ont toujours eu un de debut modeste

Soumis par joel (non vérifié) - le 14 février 2012 à 23h14

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