J'ai un prénom à tuer dehors

Par 29 janvier 2009

"Dans la cour de l'école, on m'appelait pot de colle, dans la cour du bahut, on m'appelait la glue. On m'appelait la sangsue, on m'appelait le morpion, enfin bref on m'donnait de gentils petits noms".  Les études scientifiques, c'est plein de bonnes choses, comme un calendrier de l'avent avec chocolats dedans. Limite on voudrait que le mois s'ouvre dans une seule fenêtre. Thomas Fersen (*) continue : "Pour se faire un blason, fallait s'battre dans la rue, sous les acclamations, mais en tant qu'avorton, vue mes dispositions pour la boxe à main nue, je m'suis fait cracher d'ssus et appeler Tartempion. Mais la nuit dans mes rêves". Oui, dans ses rêves ? Et bien il va commettre une infraction, et pas que dans ses rêves. "First name characteristics may be an important factor to help identify individuals at high risk of committing or recommitting crime, leading to more effective and targeted intervention programs".

Qui a dit cela ? Les auteurs. Si si, c'est marqué :"the authors conclude", les auteurs étant David E. Kalist and Daniel Y. Lee. Pour arriver à cela, ils ont reliés les PNI (popularity-name index) aux statistiques du crime. Le PNI est élevé pour un enfant nommé David, et est de 1 pour Alec. Ils se sont rendus compte que les noms les moins populaires donc avec le PNI bas étaient associés aux délinquants dans les communautés afro-américaines et europeano-américaines. Alors,si les noms "ne sont bien sur pas la cause du crime, ils sont liés à des facteurs qui augmentent les probabilités" de faire des bêtises. Alors, qu'est ce qu'on fait ? Ba on évite Ernest, Ivan, Kareem, et Malcolm, et tout ira bien. Merci la science.

(*) Dudenou, Qu4tre

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