« On n’a jamais été aussi proche de la disparition du corps humain »

Par 03 septembre 2015 10 commentaires
L'homme à venir sera-t-il sans corps ?

[Grand entretien] Et si les philosophes du passé pouvaient éclairer les changements induits par le numérique ? C’est un peu ce que tente de faire Pierre Calmard. Il revient sur ce qu’est et ce que sera l’homme de l’ère du digital.

Dirigeant une agence digitale (iProspect), Pierre Calmard est parallèlement passionné de philosophie qu’il a étudiée durant plusieurs années. D’où l’idée de son dernier livre, L’Homme à venir aux éditions Télémaque : « Je trouvais intéressant de mêler les deux pour donner une vision nouvelle. Réfléchir sur comment les grands concepts de liberté, du bonheur, etc. allaient être altérés par le digital » explique-t-il.

L’Atelier : Comment les philosophes traditionnels peuvent-ils aider à appréhender le monde numérique ?

Pierre Calmard : Si l’on relit un certain nombre de philosophes, avec ce que l’on sait aujourd’hui, il y a des choses qui sautent aux yeux. Nietzsche en est un exemple parfait avec sa théorie du surhomme : cela correspond un peu à ce que l'on vit actuellement avec la notion d’homme augmenté. Il avait déjà une intuition de dire que l’homme était sur une corde suspendue comme un funambule ne pouvant s’arrêter. Même s’il ne savait pas exactement ce qu’il y allait avoir après, Nietzsche a eu ainsi des intuitions géniales. S’il revivait aujourd’hui, il se dirait « bon Dieu, j’avais raison ! ».

 

Cet homme augmenté, comment sera-t-il selon vous ? Vous parlez beaucoup dans votre livre de la transformation du corps humain.

Selon moi, plusieurs étapes vont être franchies petit à petit. Une des premières, c'est la modification du corps. Cela a déjà commencé puisque il y a des gens qui vivent avec des cœurs différents, voire bientôt artificiels. On vit également une révolution des prothèses avec les imprimantes 3D. On assiste donc à l’apparition d’un corps petit à petit infesté de membres artificiels, de puces pour vérifier la santé, etc.

La deuxième étape c’est une modification du corps plus en profondeur. Une fois ces prothèses mises en place, pourquoi ne pas modifier leur forme : une main à dix doigts par exemple. Demain, l’homme pourrait donc changer totalement son corps et à tout niveau. On s’éloigne de l’homo sapiens.

« On pourrait très bien imaginer des intelligences désincarnées vivant uniquement dans des réseaux. »

La troisième étape sera la disparition du corps. Plusieurs chercheurs travaillent déjà sur la numérisation du cerveau, sur la fusion entre intelligence artificielle et pensée humaine. En conséquence, on pourrait très bien imaginer des intelligences désincarnées vivant uniquement dans des réseaux. La science-fiction regorge d’idée de ce genre mais on n’en a jamais été aussi proche.

 

Ne peut-il pas y avoir des freins à cette altération du corps posés par les citoyens ou les gouvernements ?

Pour moi, il existe deux types de limites. Le premier type correspond au retour à l’authentique, à un réflexe atavique (lié à la génétique). Une crainte de ces technologies qui conduit à une sorte de retour à la terre avec les cures de désintox numérique, etc. On veut se raccrocher au passé. Cela se traduit sur le plan politique également avec des gens – presque rousseauistes – voulant revenir à un « âge d’or ». Il y a toujours en effet des personnes qui affirment que « c’était mieux avant ». Ma conviction demeure que tout cela est lié à un réflexe logique mais ceux qui se recroquevillent sur le passé finissent par mourir avec leurs idées.

« Si on estime qu’il y a une intelligence supérieure, il devrait y avoir aussi une bienveillance supérieure. »

Et concernant l’intelligence artificielle, il y a des peurs sans fondement. Dans 95 % des cas la science-fiction imagine que les extraterrestres sont des êtres infâmes qui veulent asservir le monde. C’est toujours la menace venue de l’extérieur. Pour moi, il y a là une contradiction dans les termes parce que si on estime qu’il y a une intelligence supérieure, il devrait y avoir aussi une bienveillance supérieure. Arrêtons de penser que tout ce qui nous dépasse est forcément négatif. Il y a un mouvement anti-intelligence artificielle en ce moment, mais pourquoi ces intelligences seraient des forces destructrices. Cela n’a pas de sens.

Le deuxième point est que les gouvernants ont du mal avec ces technologies. Il y a donc un combat véritable entre les États et les entreprises du numérique. C’est flagrant avec les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon, ndrl] même aux États-Unis où il y a des tensions grandissantes. Il y a de plus en plus de voix pour dénoncer ces entreprises qui imposent leurs règles partout dans le monde au mépris des lois des États. La démocratie veut conserver son pouvoir.

                                           « Le système démocratique est à bout de souffle. »
 

Or, le système démocratique est à bout de souffle. En réalité, il existe une défiance envers les hommes politiques, et les partis traditionnels ne séduisent plus. La démocratie telle qu’imaginée au XVIIIe siècle puis mise en place aux XIXe et XXe siècles arrive aujourd’hui en bout de course. L’illustration de cela dans le numérique peut être constatée par le décalage dans les vitesses. Ainsi, l’Europe réfléchit à une régulation sur les cookies par exemple, alors que les GAFA sont depuis des années passés à autre chose avec les systèmes d’identification numérique notamment. La loi sur les cookies, lorsqu’elle sera promulguée, sera donc déjà en retard. Il existe un décalage énorme entre la lenteur des démocraties et la rapidité technologique.

 

Mais on voit dans le même temps avec le numérique des nouvelles formes de démocratie (crowdsourcing, financement participatif) et un attachement fort des citoyens à la démocratie et à ses valeurs...

Vous avez raison. Il faut distinguer l’idée de démocratie avec les valeurs qui y sont attachées et la forme concrète de la démocratie telle qu’établie au XXe siècle. L’idée de base doit bien évidemment rester mais sa forme doit évoluer.

« Les GAFA sont dirigés par des personnalités qui font penser par certains aspects à Kim Jong-Un. »

Les réseaux sociaux offrent une nouvelle façon d’envisager la chose mais ces plateformes sont ambivalentes. Pour ne prendre que Google ou Facebook, on constate un décalage énorme entre ce que ces entreprises disent et la manière dont elles sont dirigées. Le discours est : « on vous donne accès au savoir humain, on vous aide à communiquer et on promeut le modèle de la gratuité » mais à chaque fois elles sont dirigées par des personnalités qui font penser par certains aspects à Kim Jong-Un. On parle de Zuckerberg ou Steve Jobs comme des dieux vivants. Il y a une mythologie autour de ces figures qui incarnent l’entreprise et concentrent le pouvoir.

                       Les GAFA, des entreprises ambivalentes et anti-démocratiques selon Pierre Calmard.
 

Je prends un exemple symptomatique : un jour, Facebook a décidé d’exclure les personnes mariées des campagnes publicitaires pour les sites de rencontre. On peut se demander pourquoi puisque on sait bien qu’on trouve beaucoup de gens mariés sur ces sites. C’est uniquement parce que Mark Zuckerberg l’a décidé. C’est la seule explication. On est donc dans l’anti-démocratie. Il y a un décalage entre les valeurs portées et cette hyper-concentration du pouvoir. C’est aussi le cas de la première baseline de Google qui était « do no evil » (« ne fais pas le mal ») : cela pose immédiatement la question de qui définit ce qui est bien et ce qui est mal.

 

Vous parlez également beaucoup de la frontière qui s’effacerait entre communication et information. Comment se caractérise cet effacement ?

Les réseaux sociaux ont changé la donne. Avant, on avait d’un côté des gens qui avait le droit de communiquer (des émetteurs) et de l’autre côté des récepteurs. Aujourd’hui, ce schéma n’est plus vrai puisque n’importe qui peut s’exprimer de la même façon : sur Twitter, on trouve des journalistes et des personnes lambda qui communiquent de la même manière.

 

Mais n’y aurait-il pas une hiérarchie tout de même ? On ne lit sans doute pas un tweet du Monde comme on lit le tweet de bibi2000.

Absolument. Sauf que cette hiérarchie tend à s’effacer de plus en plus. Certains grands médias sont tombés dans des pièges (l’annonce de la mort de Martin Bouygues par exemple). Leur crédibilité peut donc s’effriter face à des blogueurs et des influenceurs sortis de nulle part qui ont une grande crédibilité dans certains milieux.

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10 Commentaires

Bonjour Monsieur Calmard,
Quel impact aura, selon vous, l'émergence de l'homme augmenté sur les notions même de vulnérabilité, voire de mortalité, bornes de la finitude humaine?
Cette émergence ne risque-t'elle demarquer pour vous définitivement le découplage entre le développement de la puissance technique, cette fois-ci intégrée dans notre corps et non plus dans des outils, et de la sagesse dans l'utilisation de ces capacités nouvelles.

Bien à vous,

François Vermeulen

Soumis par Frank Vermuft (non vérifié) - le 04 septembre 2015 à 08h39

Bonjour,
L'objet de mon livre "l'Homme à venir" est justement de tenter de donner des pistes de réponses à ces légitimes questions.
Mais de fait je pense que les intelligences augmentées, hybrides entre physique et numérique, dépasseront de loin nos maigres capacités humaines... dans les deux sens : moins de vulnérabilité, plus de longévité, et je l'espère plus de bienveillance et d'empathie !

Soumis par Pierre Calmard (non vérifié) - le 04 septembre 2015 à 23h44

Bonjour,
Je voudrais revenir sur deux moments de votre explication et exprimer, si vous le permettez, mon relatif désaccord avec vous. Tout d’abord, au sujet du concept de surhomme chez Nietzsche. Il me semble que ce surhomme n’a pas grand-chose à voir avec l’homme augmenté. Le surhomme de Nietzsche n’est pas un « homme++++ ». C’est un homme qui se surpasse, qui se transcende en devenant ce qu’il est. C’est avant tout un être de volonté, un franchisseur. La notion de surhomme est un concept ontologique, qui renvoie donc à l’être et à son devenir. Rien à voir, à mon avis, avec un homme qui aurait transformé son corps avec des prothèses en tous genres. Par ailleurs, on sait, à la lecture du Zarathoustra, que cette notion de surhomme entre en conflit, à la fin de l’ouvrage, avec celle de l’éternel retour du même. Sans entrer dans un débat philosophique complexe, il me semble qu’il y a, dans votre explication, une simplification – un appauvrissement même –, en particulier quand il le rapproche de l’homme augmenté.
Deuxième point de désaccord, celui de la disparition du corps. Ce n’est pas parce que l’homme se coupe en morceaux pour remplacer des organes par des artefacts ou des prothèses mécaniques que son corps disparaît. Ce n’est pas parce que les individus lui branchent tout un tas d’appareils électroniques pour le contrôler que ces derniers nient leur corps. Au contraire même ! C’est la preuve flagrante et évidente que le corps joue un rôle central dans notre relation à la réalité mondaine. Les découvertes récentes en biologie, en particulier sur ce qu’on appelle le deuxième cerveau (le Système Nerveux Entérique) et sur le microbiote, montrent, d’une part, la puissance du lien corps-esprit (deux notions qu’il conviendrait d’ailleurs de repenser totalement) et, d’autre part, que l’homme est un écosystème vivant d’une complexité qu’aucune intelligence artificielle ne parviendra à remplacer ou à reproduire.
Loin d’assister à un effacement du corps, dans tout ce que ce terme contient de charnel, nous assistons, à mon avis, à une amplification du corps, à un accroissement de sa puissance d’incarnation. Je me permets ici de renvoyer sur cet aspect de la question, au magnifique livre de Michel Henry, Incarnation, une philosophie de la chair (Seuil, 2000).

Le débat est ouvert.
Cordialement

Soumis par Rémi Sansaloni (non vérifié) - le 07 septembre 2015 à 10h10

Bonjour,
je vais lire votre livre. Ce que j'entraperçois, du petit bout de ma lorgnette, c'est une période compliquée quand le niveau intellectuel augmenté fera exploser la relation intellectuelle dominants/dominés, qui est l'essence de la relation entrepreneuriale héritée des siècles passés. Il va falloir pallier à cette main d'œuvre qui va déserter les boulots répétitifs pour évoluer vers des création de micro-entreprise ou que sais-je, puisque les capacités seront là. Hors, aura-t-on le temps de faire évoluer la robotique dans le même temps ? Ou alors, ceux dont l'intellect augmenté aura fait évoluer le périmètre des emplois possibles fabriqueront le robot qui les remplacera.
Nous allons vivre des années fulgurantes.

Cordialement

Soumis par Balthazaar (non vérifié) - le 07 septembre 2015 à 10h54

quelle pauvritude de pensée. Plutôt du rabâchage, une propagande au cogitum appauvri que l'on retrouve aussi chez d'autres serviles ( pseudos ) politiques, journalistes et scientifiques. Vous prétendez beaucoup mais vous échouez et déréglez beaucoup. Ceci au profit d'une petite élite d'escrocs pervers à la bêtise abyssale. Cette connectivité forcée et cette démembration intense n'est que dictature et néo esclavagisme. Réjouissons-nous cela ne va durer que le temps d'un pet divin.

Soumis par robert Leclanack (non vérifié) - le 08 septembre 2015 à 21h11

Bonjour,
Rémi Sansaloni a parfaitement raison lorsqu'il parle du Surhomme de Nietzsche; à se rajouter des capacités et des qualités supérieurs par rapport à l'humain d'aujourd'hui. Il est sorti de l'animalité, il est donc logique qu'il dépasse l'homme, Car le progrès ne peut-être que technologique, il devra être aussi spirituel, (hors Religion qui contrairement à ce que l'ont fait croire n'a aucune spiritualité vu le passe, inquisition, souffrance ,Guerre, vérité révélé,...ect ) un homme ou une femme augmenté par des rafistolages technologique aussi perfectionné soit-il ne peut pas égaler une puissance spirituel avec des capacités cognitives humaine développer dans le fil des siècles. Pensez vous qu'un robot électronique puisse développé un instinct qui le préviendrait d'un danger imminent, ou de la télépathie, ou une capacité à déplacer des objets sans les touchers, télékinésie, etc......l'évolution de l'Homme biologique n'a pas de limite ni de fin, car la volonté de puissance de tous ce qui vie découvert par Nietzsche , est la volonté de s'améliorer par soi même de l'intérieur en créant ses capacités biologiques et spirituels qui mènent au surhomme sans trop savoir ce qu'il sera exactement?, Mais il ne sera certainement pas cet homme rafistolé de toute part par des pièces électroniques, des puces pour le contrôler à distance pour en faire une machine Inhumaine (bien sûr ils vont tout de même réparer les déficiences actuel) sans créativité, sans poésie, et tous ce qui fait que l'être humain s'élève dans l'esprit. Il n'est pas interdit de faire des robots le plus perfectionner possible pour aider l'homme, et développer une technologie toujours plus performante si elle ne sert pas a emprisonner l'homme ? Mais permettez moi d'en douter vu l'état moral d'aujourd'hui des être humains particulièrement des '' Élites '' qui n'ont certainement pas la force d'Âme nécessaire a une évolution pareille, ni les connaissances pour ouvrir à l'humanité des voix nouvelles avec une philosophie et une Éthique capable d'harmoniser la planète qui n'est autre qu'un Méga Organisme dont nous sommes les cellules, au même titre qu'un organisme biologique éternellement en évolution.
Je vous suggère M. calmar de lire l'oeuvre de Pierre Lance Écrivain, Philosophe, qui à prolongé et corrigé l'oeuvre de Nietzsche qui dans ses deux livres : AU- DELÀ DE NIETZSCHE ET EN COMPAGNIE DE NIETZSCHE donne une idée réaliste bien qu'a longue échéance de l'évolution de l'homme sur cette planète, et des voix nouvelles qui lui faudra ouvrir pour assurer un avenir à l'humanité avec une philosophie et des connaissances adéquats, car il serait illusoire de croire que l'homme puisse longtemps encore se comporter de la sorte tout en multipliant ses forces de destructions et d’espérer une vie meilleure même avec des robots ultra performant, car c'est sa Moralité qui est en question et non sa force, puisque il ne cesse de l'augmenter sans augmenter sa force d'Âme pour lui permettre d'améliorer sa qualité et contrôler sa propre intelligence qui n'est qu'un outil.
Vous trouverez les réponses aux questions posé par M. Vermeulen qui sont bien légitimes dans l'oeuvre de P. Lance (une vingtaine de livres sans parler d'une suite très probable ) et qui traite tous les sujets de l'avenir planétaire avec des valeurs philosophiques Nietzschéennes corrigé et augmenté, sans parler des connaissances tiré de la Grèce Antique et remis à jour (donc des valeurs du passe) pour établir des valeurs nouvelles sur des tables nouvelles que Nietzsche espérait tant.
Voilà M. Calmard ce que déclenche votre '' homme supérieur " mais il sera plus empathique ou non, non pas en l’espérant, mais en changeant les mentalités par des valeurs nouvelles et votre livre arrive à point pour faire connaître ces valeurs nouvelles.
cordialement

Soumis par petrachi (non vérifié) - le 10 septembre 2015 à 01h59

Bonjour,
deux posts parlent d'Elites, politiques ou intellectuelle, un autre de néo-esclavagisme. je n'ai aucune compétence en Philosophie, mais je crois que vous oubliez une chose importante. Depuis les écrits et Auteurs que vous citez, la base de connaissance numérique s'est créée, a grandit et commence à s'organiser. Les Elites politiques perdent leurs pouvoir, Tweetent comme des girouettes pour espérer continuer à être connus, les Elites techniques, celles qui assoient leur pouvoir sur la connaissance privée et les brevets perdent pieds devant le partage des connaissances sous licence Libre. Pourquoi voulez-vous, maintenant ce qui n'était qu'à disposition de quelque uns l'est au plus grand nombre, que ce caractère humain de domination de cette Elite puisse perdurer à l'échelle d'une multitude ? L'adjonction de fonctions robotisées ou d'aide à la puissance intellectuelle ne sont qu'aides à mieux vivre et ne changeront pas l'essence de l'homme. Par contre, la faculté de comprendre en prenant du recul grandira avec l'intelligence augmentée et donc l'empathie aussi. Il y a plus de grands intellectuels bienveillants dans les siècles passés que de stratèges guerriers, même si ceux là existeront toujours.

Baltha

Soumis par Balthazaar (non vérifié) - le 10 septembre 2015 à 08h51

BONJOUR,
M.CALMARD, en relisant votre '' Gand Entretien'' : Et si les philosophes du passé pouvaient éclairer le changement par le numérique ?
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Et bien avec Nietzsche vous ne pouviez pas mieux tomber, vous êtes passionné de philosophie (comme moi-même) que vous avez étudié durant plusieurs années, vous avez donc sans doute étudié Nietzsche, ou simplement lu quelques extraits ?, car à lire comment vous prenez Nietzsche à témoin pour lui faire dire: " Bon Dieu, j'avais raison ! " j'ai bien peur que vous l'ayez bien mal compris, et pas asse lu ! C'est tout de même lui faire offense, car il n'y pas la MOINDRE PARCELLE de ce que l'ont vie en ce moment de votre " homme augmenté " avec la théorie du surhomme de Nietzsche. Car son évolution sera biologique et non technologique (comme je l'ai déjà dit sur mon premier message)
Avec ce second message j'insiste bien sur la différence de l'évolution biologique qui a besoin de temps pour évoluer en diversité, qualité et toujours plus haut indéfiniment..... , que l'évolution technologique qui aussi sophistiqué soit-elle est limité, et qui peu se retourner contre l'homme si elle est mal maîtrisé, car l'homme est encore loin d'avoir des valeurs Morales et des gardes fous pour maitriser une puissance qui le dépasse. ''Science sans conscience est la ruine de l'Âme "

Dans la chaîne infinie des mondes, il y a toujours plus fort que le plus fort, plus faible que le plus faible, plus heureux que le plus heureux, joie, puissance, bonheur sont finalement le lot de ceux qui choisissent la voie de l'effort, quelles que soient les épreuves traversées, et ils peuvent s'élever éternellement en des mondes indéfinissables et vers des formes inconnues et toujours nouvelles.
Du mystère au proton, du proton à la molécule, de la molécule à la cellule, de la cellule au ver, du ver au singe, du singe à l'homme, de l'homme au surhomme, du surhomme à quelque autre mystère, rien ne saurait arrêter la vie promise à du toujours nouveau au sein d'un Espace-Temps sans commencement ni fin. Le seul but de la vie est la vie éternelle. Telle est la seule métaphysique capable de supporter la conception nietzschéenne de l'existence.
AU-DELÀ DE NIETZSCHE
PIERRE LANCE

Soumis par petrachi (non vérifié) - le 20 septembre 2015 à 11h09

Quelle coïncidence, vous ne trouvez pas, tous ces sujets sur l'homme modifié et désincarné, au même moment, avec la même philosophie, presque les mêmes mots, partout dans le monde ?
Tout cela n'est que propagande tout comme la préoccupation sur le climat.
Faire croire que l'on va vers un futur de progrès quand la planète et ses habitants sont pris en otage et dévastés, j’appelle cela au mieux une escroquerie au pire un crime contre l'humanité.
Bibi2000 vous salue

Soumis par Bibi2000 (non vérifié) - le 12 octobre 2015 à 23h11

Salut bibi 2000 je sui bien d'accord avec vous lol;)

Soumis par Le gars (non vérifié) - le 26 novembre 2015 à 18h36

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