Japon: "Il faut souffler pour être svelte" ou quand le souffle est l'allié des régimes

Par 16 août 2013
Mots-clés : haleine, régime, smartphone
Le pèse-personne n'est pas le meilleur indicateur des effets d'un régime

Un outil permet de contrôler le fait que la graisse soit brulée en analysant l’haleine

Si l'haleine peut rendre compte d'une mauvaise hygiène dentaire, d'un excès éthylique ou d'oignons à midi, elle pourrait se jouer rapporteuse quant au sérieux de votre diète.

Des chercheurs de NTT Docomo, le plus grand opérateur mobile au Japon, ont mis au point un appareil, qui lié à un smartphone, est capable de détecter toute graisse brûlée. Concrètement, l'outil mesure la quantité de gaz acétone émise lorsque l’utilisateur a soufflé dedans. Plus elle est élevée, plus celui-ci a éliminé de graisses. Les gaz acétons résultent en effet de la dégradation des graisses synthétisées par le foie. L’engin est présenté par ses inventeurs comme une solution précise et rapide pour aider les personnes suivant un régime à voir où elles en sont.

Un des concepteurs, Tsuguyoshi Toyooka déclare ainsi que « permettre aux utilisateurs de contrôler l’élimination de leur graisse devrait jouer un rôle central dans la gestion quotidienne du régime. L’appareil devrait aider à ajuster les conditions de prises de calories et de pratiques d’exercices physiques afin d’optimiser la perte de poids». Son avantage principal est qu’il permet de voir directement les fruits des efforts fournis.

Samar Kundu de Sword Diagnostics abonde en ce sens, en expliquant que les pèse-personnes n’apportent pas une bonne estimation de ce qu’il est en train de se passer dans l’organisme et que les appareils pour mesurer la graisse dans le corps ne sont pas aussi précis que celui mis au point par les chercheurs de NTT Docomo.

Quant aux applications possibles, outre les régisseurs compulsifs, l'objet pourrait représenter un allié auprès des diabétiques. Et Tsuguyoshi Toyooka d'expliquer, «Les diabètes incontrôlés impliquent un taux d’acétone élevé dans l’air expiré, et notre prototype pourrait ainsi servir à voir si le diabète est bien géré ou non». Pour la commercialisation, il faudra encore attendre. Affaire à suivre.

 

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