Japon : interopérabilité et accessibilité des services au cœur des enjeux

Par 22 novembre 2010
Mots-clés : Smart city, Asie-Pacifique
infrastructures au Japon

Le rapport annuel sur les mesures prises par les ministères concernés démontre l’importance des infrastructures haut-débit, en particulier pour soutenir les services de cloud computing.

 

Pour développer l’innovation et soutenir les technologies de l'information et de la communication, en particulier dans les entreprises de l’archipel, le ministère japonais de l’éducation, de la culture, des sports, des sciences et des technologies (MEXT) et celui des communications (MIC) mettent l’accent sur l’accessibilité des services et l’interopérabilité. Dans le rapport annuel qui fait le point sur les politiques mises en œuvre dans ce secteur, sept axes principaux se dessinent. En premier lieu : la question des réseaux large bande. Les responsables politiques soulignent l’importance d’infrastructures performantes, pour soutenir l’augmentation continue du trafic haut-débit, et assurer le bon fonctionnement des services hébergés dans les nuages. "La mise en place de réseaux de fibre optique garantissant la fiabilité des services de cloud computing est requise", notent les auteurs du rapport. Avant d’ajouter : "de même, le développement de dispositifs qui facilitent l’interopérabilité des systèmes pour permettre à ceux-ci de fonctionner sur la même fréquence apparaît indispensable".

La montée en puissance des capteurs prise en compte

Deuxième axe : les technologies ubiquitaires. Les responsables de l’étude précisent que la R&D doit prendre en compte la montée en puissance des capteurs et autres tags RFID. Viennent ensuite les écrans ; un institut national pour les technologies de l’information et de la communication (NICT) conduit des recherches sur les écrans photoniques. Des appareils utilisant la technique de la spintronique ou des semi-conducteurs sont également en développement, qui permettront de diminuer la consommation d’énergie tout en augmentant la rapidité des systèmes. La sécurité et les logiciels constituent le quatrième axe majeur. "Dans ce domaine, la priorité est fixée sur les technologies qui détectent et préviennent les risques de piratage", précisent les responsables.

Des plates-formes collaboratives pour l’e-science

En ce qui concerne le développement de logiciels, le MEXT travaillent à la conception de technologies de visualisation, et des plates-formes collaboratives visant à développer l’e-science. L’interface entre l’homme et l’image/le contenu est également considérée par les auteurs du rapport. Cela concerne par exemple la 3D, ou la haute définition. Divers projets sont soutenus par le gouvernement nippon dans ce domaine. Ce dernier développe par ailleurs un logiciel pour le traitement de quantités importantes de données. Sixième axe : la robotique. En particulier pour l’assistance aux personnes âgées. Enfin, le dernier champ de développement est lié aux supercalculateurs.

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